L’hydrogène, l’énergie du futur

Le 45ème café sciences du Grésivaudan nous dira tout (et même plus !) sur l’hydrogène. Est-ce la source d’énergie de demain ? Les scientifiques imaginent qu’il pourrait avoir de nombreuses applications, notamment dans les domaines des transports. Ce gaz qui est le principal constituant du soleil est une super source d’énergie qui pourrait facilement « propulser » nos voitures individuelles, les transports en commun ou les avions…  Mais comment le maîtriser ? Faut-il utiliser l’électrolyse de l’eau à basse ou à haute température ? Peut-on utiliser des piles à combustible ? Quels sont les matériaux nécessaires pour l’utiliser comme énergie ? Le rendement, la fiabilité, les performances et…le coût ? Mais comment stocker l’hydrogène ? Sous pression cryogénique ou même solide ? Et pour finir… une interrogation essentielle : comment assurer la sécurité des utilisateurs sachant qu’il peut exploser au contact de l’air ?

Ce sont toutes ces questions que nous poserons à nos invités, d’éminents scientifiques grenoblois, ils mènent de nombreuses recherches dans ces domaines. Yann Bultel est Professeur à Grenoble INP et travaille au Laboratoire LEPMI. Quant à Sébastien Rosini, il est Chercheur au CEA de Grenoble.

Nous vous donnons rendez-vous le mardi 15 octobre 2019 à 18h 30 à la Médiathèque de Crolles pour poser toutes ces questions et bien d’autres afin de vous forger une opinion sur les énergies du futur. Et pour ceux qui le désirent, nous finirons la soirée en partageant un repas à La Veyrie de Bernin.
Claude Muller

L’aventure de la Romanche, un patrimoine plein d’énergie en Oisans

La Romanche, cette vallée quelque peu austère est située entre Grenoble et le col du Lautaret. Elle possède, paradoxalement, une histoire extraordinaire grâce aux montagnards qui la peuplent et à l’eau qui court au fond de sa gorge. En empruntant sa route pour nous rendre dans les stations de sport d’hiver, dans le Queyras, la Vallouise ou à Névache, nous ne prenons absolument pas garde à sa richesse « cachée ». Sauf Anne Cayol-Gerin. Cette historienne y pose son baluchon en 2007 et depuis elle ne cesse de la parcourir pour découvrir son patrimoine.

Elle nous le fait partager dans un beau livre (Editions Glénat) plein de malices et de surprises. En sept tableaux, vous y découvrirez comment, tout au long de son histoire et dans une extraordinaire épopée, l’homme a dompté la force motrice de l’eau pour la transformer en énergie.

Le cours de la Romanche est canalisé, forcé, emmagasiné…puis libéré pour donner naissance à de nombreuses productions industrielles. Elles vont de l’hydroélectricité à l’électrométallurgie en passant par l’électrochimie et demain, avec le silicium, vers les nanotechnologies.


Pas un mètre de la force de cette rivière n’est perdu, si bien qu’aujourd’hui ses six centrales et ses cinq barrages vont être remplacés par un extraordinaire aménagement souterrain de dix kilomètres de long.
Tout le monde y gagnera. EDF qui turbinera plus d’énergie, le paysage de cette vallée qui sera embelli et sa population qui sera heureuse car elle reste très attachée à ce territoire de montagne.
Claude Muller

Un café littéraire ou un café histoire ?

Notre prochain café, le 44ème, sera-t-il un café littéraire ou un café histoire ? Ce sera en tout cas un café inédit tant les passionnantes aventures d’Alfred et Henry Fredet dans le Grésivaudan sont largement méconnues du plus grand nombre. Éric Robert vous racontera cette grandiose épopée industrielle. Elle a largement façonné notre vallée, depuis Brignoud, là où ils avaient installé leur papeterie, mais aussi à Froges, Villard-Bonnot, Tencin, Pontcharra, Allevard, La Ferrière, jusqu’à la vallée de la Romanche avec le barrage du Chambon et le plateau des Petites Roches avec ses sanatoriums et son funiculaire… Notre auteur, qui a écrit ce livre à la demande du Grésivaudan, répondra bien sûr à toutes les questions que cette aventure vous inspire…
Claude Muller

Qui étaient Alfred et Henry Fredet ?

Lorsque l’on pose cette question aux habitants de la vallée du Grésivaudan, on n’obtient pas ou peu de réponse. Et pourtant, ce pays doit beaucoup à ces deux personnages. Comme chacun le sait : « c’est en connaissant notre passé que nous pourrons nous dessiner un avenir ».  Fort de cet adage, la communauté de communes Le Grésivaudan a décidé qu’il était urgent de vous raconter les vies et œuvres de ces deux industriels pour que nous soyons collectivement en mesure de nous imaginer un futur. C’est toute l’ambition du livre d’Éric Robert « Alfred et Henry Fredet ». S’il a sous-titré son ouvrage « Une épopée industrielle en Isère 1864-1942 », c’est pour nous situer d’emblée l’enjeu de cette époque. En effet, la fin du 19ème siècle et le début du 20ème marquent les prémices du développement économique de notre vallée. Et ces deux inventeurs joueront un rôle majeur dans cette révolution industrielle. Le père, Alfred Fredet est ingénieur. Il est l’un des premiers à avoir compris la force que l’on pourrait tirer des chutes d’eau descendant de la montagne. Tel Aristide Bergès, il a imaginé et construit, après moultes recherches et aventures, une râperie et une papeterie aux pieds de sa conduite forcée. C’est à Brignoud qu’il a finalement installé ses ateliers. Le succès étant au rendez-vous, il s’est impliqué fortement dans le développement de ce qui n’était au départ qu’un hameau.

Son fils, Henri Fredet prendra sa succession tout en diversifiant ses activités. Lui a compris, à son tour, toute la force que l’on pourrait tirer de l’hydroélectricité. Ainsi, il créera un groupe industriel très diversifié. Il conçoit une centrale électrique sur Le Breda à la Ferrière d’Allevard et construit une ligne à haute tension pour alimenter sa papeterie de Brignoud. On lui doit entre-autres les usines d’électrochimie et d’électrométallurgie de Brignoud. Au fil du temps et des alliances, elles s’appelleront Fredet Kuhlmann, puis Pechiney Ugine Kuhlmann, puis Atochem et enfin ATO. Il créera une centrale électrique à Tencin et un immense Atelier de réparation de wagons, toujours à Brignoud. En quête d’énergie, il se lance dans le projet pharaonique du Barrage du Chambon pour créer une centrale hydroélectrique dans la vallée de la Romanche. A la demande de l’UIMM (Union des Industries Métallurgiques et Minières) pour soigner ses employés atteints de tuberculose, il est à l’initiative de la construction de sanatoriums sur le plateau des Petites Roches. Pour cela, il conçoit le funiculaire de Saint Hilaire du Touvet. Comme son père, il s’implique aussi fortement dans le développement de la vallée. Il construit de nombreux logements, des cités-jardins, des maisons ouvrières, des maisons d’ingénieurs et participe à la création de groupes scolaires et à l’édification de l’église de Brignoud… Mais malheureusement, son empire industriel s’effondrera lors de la crise des années 1930, ce qui explique peut-être que l’on a oublié ces deux personnages.

Brignoud vers 1900

Pour écrire ce livre, Éric Robert a bénéficié des archives complètes des descendants de la famille Fredet. Il a su exploiter à merveille cette riche iconographie pour créer un livre très complet, très beau et surtout très riche. Très agréable à lire, il se présente un peu comme une bande dessinée illustrée. Grâce à cette mise en page astucieuse, on se retrouve facilement dans cette époque marquée par une grande inventivité mais aussi par une grande fragilité due aux guerres et conflits mondiaux. En tout cas, ce livre va permettre à nombre d’habitants de la vallée de mieux comprendre et partager leur histoire commune et peut être aussi de mieux saisir l’évolution du paysage du Grésivaudan.
Claude Muller

Brignoud vers 1950

Euphonia 2344 est heureuse

Hector Berlioz croyait tant au pouvoir de la musique qu’il avait imaginé qu’elle dirigerait le monde en l’an…2344. Il avait même donné le joli nom d’Euphonia à sa « société idéale ». Belle et généreuse idée. Il l’avait mise en scène dans un récit d’anticipation paru en 1844 dans La Gazette musicale. Berlioz la décrivait ainsi : « On peut la considérer comme un vaste conservatoire de musique, puisque la pratique de cet art est l’objet unique des travaux de ses habitants… »

Bruno Messina rêvait depuis longtemps de « mettre en musique » cette  nouvelle littéraire et lorsque que le compositeur Michaël Levinas en accepte l’augure, tous deux n’imaginaient pas le succès que cette « pièce musicale » recevrait au cours du Festival Berlioz 2019.

J’avoue qu’au début, elle m’a un peu déroutée. Un opéra chantant a cappella la décadence de la musique Italienne, c’est… Berlozien ! Quand les femmes font des infidélités, c’est le bouquet. Mais, quand les chœurs interviennent pour remettre de l’ordre dans ce capharnaüm, la sérénité revient sur la planète Euphonia et dans la salle.

« Un flot d’harmonie inonde le jardin », les belles cantatrices reviennent, les cloches sonnent à nouveau et l’orchestre reprend goût à la belle musique. C’est alors que le génie du compositeur donne sa pleine mesure…
On se sait plus si c’est Hector Berlioz ou Michaël Levinas qui lui donne vie, mais on sait qu’Euphonia est heureuse et nous aussi.

Claude Muller

L’envol du Festival Berlioz

Mercredi (21/08/2019) au soir, le violoniste Renaud Capuçon nous a complètement sublimés. En ouverture, son interprétation de « Rêverie et Caprice (op.8) » d’Hector Berlioz était lumineuse. Non seulement elle s’accordait à merveille avec l’Orchestre National de Lyon, mais ses solos transcendaient le public comme jamais. Son corps s’élançait pour accompagner les notes de son violon qui voltigeaient dans la salle.

La connivence avec Kristina Poska, la jeune cheffe d’orchestre, était visible. L’illusion était totale. Dans le concerto « L’Arbre des Songes » d’Henri Dutilleux, le miracle s’est à nouveau reproduit pour notre bonheur. Merci au Festival Berlioz de nous avoir offert ces moments-là. Ils sont précieux.

Claude Muller

Berlioz inaugure son Festival

En ce week-end inaugural du Festival Berlioz, le Roi Hector était partout, son cheval de Troie trônait au milieu du parc Allivet de la Côte-Saint-André. En arrivant, on ne voyait que lui. Chacun voulant monter dans ses entrailles pour prendre de la hauteur et peut être le rencontrer… Il faut dire que la fête était belle. Et Berlioz était partout. Tel un enfant, il était sur un manège tournant au son de l’accordéon, montant à cheval, tirant à l’arc, jouant aux dames ou aux échecs, écoutant des saltimbanques, apprenant à sculpter le bois…et dans la soirée, chacun l’a vu rire et danser le rigaudon. La nuit venue, il était bouche bée devant le feu d’artifice tiré en son honneur… Certains murmurent même qu’il a passé la nuit dans les entrailles du Cheval de Troie pour être aux premières loges afin d’assister à tous les concerts de ce Festival

Claude Muller