Les 10 ans de l’Alzy trio, entre sourires et amitiés

Pour fêter ses 10 ans, ce trio de fous de jazz et de bossa nova a imaginé une soirée d’exception. Le printemps évidement, des amis toujours. Ils seront une centaine à grimper sur les hauteurs de Grenoble, en vue de cette soirée insolite. Tous se glissent entre les murs du Musée Dauphinois pour offrir leurs précieuses spécialités culinaires aux cieux de ce couvent Chartrousin. Chacun cherche, mi-curieux, mi-intrigué, des visages connus. Des amis de 20 ans se congratulent.
La chapelle s’éclaire, la musique illumine les visages, les premiers sourires se dessinent à l’écoute des grands standards du jazz. Beauté des lieux, plaisir des yeux, douceur des notes, tendresse des voix, bonheur du blues. Tout emporte guitares et piano vers l’ivresse absolu des sons et des sens. Alors, quand vient l’heure de goûter aux présents apportés, la connivence est déjà là. Les plaisirs gustatifs se marient avec la nuit. Les mots caressent le vent. Et les notes reprennent couleur. Les amis du trio forment un orchestre improbable. Le sax exulte, la trompette sonne, le piano jase, les percus chantent et les grattes se lancent dans un tempo de rêve. Ils visitent le patrimoine de la chanson française. Serge Gainsbourg, Michel Legrand, Claude Nougaro, Henri Salvador, Charles Trenet… Tour à tour, les trois chanteuses envoûtent le blues. Ce concert improvisé embarque ses amis vers des contrées enchantées. Féminité, sculptures, musiques, plaisir, peintures, bonheur, artistes, tous échangent des regards complices avec le public. Osmose d’un soir, espoir, sourire. Merci l’Alzy trio.

Les musiciens de l’Alzy Trio (Pascal Kober, Thierry Rampillon et Christian Sanchez). Les amis : Jean-Pierre Jackson et Peter Wendling (batterie et percussions), Laurence Charroin, Christel Leca et Sophie Villamayor (chant), Dominique Sanfourche (guitare), Manuel Houssais (lecture), Pierre Bigorgne et Hervé Bodeau (piano), Alain Maffet, Patrick Stregone et Olivier Soubeyrand (sax), Hervé Denis (trompette)…

Claude Muller

La (re)naissance de Domcello

Entre Dominique Brunier et son violoncelle, c’est une grande et belle histoire d’amour. Tout d’abord, il faut que je vous les présente. Elle c’est Dom et lui c’est Cello. Dans la vie comme sur scène, ils se tutoient et ne se quittent jamais. Depuis l’age de 8 ans, ils jouent ensemble quotidiennement des heures et des heures. Lorsque vous les écouterez, ils vous embarqueront dans un voyage imaginaire.

Domcello

Au début du concert, vous les regarderez jouer, curieux, peut-être un peu inquiet, voir tendu ? Vous remarquerez les gestes amples et précis de Dom, ses yeux mi-clos concentrés, l’archet de Cello virevoltant dans le vent, les notes courant dans le ciel, comme une invitation au voyage.
Ensuite, vous ferez connaissance, mais il faut d’abord que je vous raconte leur parcours, tant il est original. Avant de venir devant vous, ils ont beaucoup joué leur solo dans des hôpitaux, des crèches et des maisons de retraite. Devant tous ces accidentés de la vie, ils ont donné le meilleur d’eux-même et ont reçu en échange de larges sourires de joie. Dom raconte que Cello a ce pouvoir car il possède des sonorités proches du cœur. Moi, je dis que c’est Dom qui vous embarque dans le voyage de ses notes. Peu importe qui vous enchantera, vous resterez béat, comme tous les spectateurs qui ont si souvent plébiscités leurs musiques originales, celles que Dom et Cello composent.

J’avais oublié de vous dire qu’en 40 ans de spectacles, ils se sont déjà produit dans le monde entier. Ensemble, ils ont déjà traversé plus de 20 pays et ont joué dans les plus belles salles. De l’Olympia au Cirque d’hiver en passant par le Globe de Londres, tous ces publics sont tombés sous leurs charmes, tous ont respiré à leurs rythmes et tous ont vibré aux bonheurs de leurs harmonies.

Après une grande tournée de trois ans avec les saltimbanques de la compagnie « Footsbarn travelling théâtre », Domcello reprend son grand voyage. Je les ai vus hier à Grenoble. Cet été, ils seront au Lavoir de Jonzy, au Festival de Machezal et reviendront au Grenier de la Table Ronde à Grenoble. Et qui sait ? Ils passeront peut-être par chez vous, demain ou après-demain ? En tout cas, lorsque vous verrez ce nom à l’affiche n’hésitez pas, ils vous embarqueront pour un voyage aux couleurs lumineuses, ils les puiseront dans leurs palettes, celles de Dom et celles de Cello mélangées.
Claude Muller

Au bon lait de l’Alpe

Vitrine du magasin de journaux et de souvenirs d’Abondance

Si vous me demandez comment j’ai trouvé le dernier opus de l’Alpe, je vous dirai une histoire de voyage qui par hasard me mène devant une vitrine du village d’Abondance. A la vue de sa photo de couverture, j’ai entendu le bruit des boyes s’entrechoquant au petit matin à l’entrée de la fruitière de Vacheresse. Puis, c’est l’odeur du lait chaud dans les grandes cuves de cuivre qui m’est monté en mémoire. La fabrication du fromage d’Abondance peut commencer. Albert, le fruitier doit vite ensemencer son lait pour élaborer son fromage doré au goût fruité des fleurs de l’été.

Couverture de la revue l’Alpe N°56 – Au bon lait des Alpages

Alors, j’ai ouvert cette revue et j’ai marché jusqu’au pied des Cornettes de Bise, dans les alpages verdoyants ou paissent en liberté ces vaches adulées. J’ai rêvé en écoutant la musique d’un torrent glacé. J’ai trouvé des mots en écoutant les notes de ces montagnes sacrées. J’ai inventé des images au col de mes souvenirs d’enfant choyé.
Sous les pavés l’alpage, nous raconte en de multiples papiers cette revue inspirée à la racine de nos montagnes. Elle m’a embarqué au creux de mon jardin secret. Aujourd’hui, je le vois à Bise…je le retrouve aussi parfois sur les bords de la Clarée à Névache, à moins qu’il ne se love à Gruyère dans le ciel d’une nuit d’été …

En tout cas, il est là-haut, au pays ou le lait des alpages irrigue le sang des paysans, pour nourrir nos palais gourmands.
Et votre Éden personnel, où se cache-t-il ?

Claude Muller

Lettre à un ami Mexicain

Le concert, Un dia en Oaxaca, tant de fois repoussé, a finalement sonné au creux de mes oreilles comme un beau voyage. Cette photographie sonore a tenu toutes ses folles promesses, rempli tous les secrets espoirs de découvertes musicales et comblé de joie tous mes rêves de dépaysement. En imaginant ce concert, le Trio d’Argent a voulu associer le rythme et l’éclat de ses flûtes avec les extraordinaires vibrations de tous les instruments de l’Harmonie pour nous permettre de découvrir l’ambiance d’une ville Mexicaine. Sous la baguette de Grégory, les paysages de cette contrée lointaine sont maintenant devenus si proches que j’aimerais les partager un jour avec vous. En attendant cet heureux présage, je vous offre en partage ces quelques images…
Claude Muller