Les Rencontres Brel seraient un écofestival à la montagne ! C’est un pari fou ou la recette du succès ?

Le projet des Rencontres Brel est né il y a 25 ans d’une idée généreuse, apporter une vie culturelle en Chartreuse. Ce massif montagneux, ce pays au cœur si dur, cet îlot de solitude, n’en connaissait ni l’odeur, ni le bonheur. Vivre sur un territoire adulé apporte adhésion, cohésion et confiance dans son pays. Mais ces valeurs sont à mille lieux des petites et grandes joies qui fleurissent au sein d’un festival.

Le génie des Rencontres Brel est d’avoir compris que la solidarité des montagnards pouvait apporter l’énergie positive nécessaire pour imprimer son sourire au fronton de son festival.

Cette découverte ne s’est pas faite en un jour, ni même en une saison, elle s’est distillée au goutte-à-goutte dans les veines des bénévoles et des professionnels, aux commandes de ce festival. Aujourd’hui, si elle s’impose comme une évidence, c’est grâce à la volonté et la ténacité de quelques uns. Éric Daviaud est de ceux là. Au début, quand il animait la commission Ecofestival, il n’y croyait qu’à moitié. Alors, avec ses acolytes, ils ont lancés 25 nouvelles actions, dont les fameux gobelets en plastique consignés, juste pour voir… Puis, c’est avec quelques idées simples qu’ils ont contribué à transformer cet énième festival de musique française en un écofestival unique et adulé de tous.

L’idée principale est de l’organiser tel un randonneur aménageant son bivouac pour vivre une semaine en montagne. Le festival peut s’installer confortablement sur la place du village, faire la fête, chanter, danser, rire et surtout rêver, mais à la fin, il doit effacer toutes les traces de son passage.

De ce constat, a découlé une méthode pour envisager le développement durable de ce festival. Dès que les organisateurs des Rencontres Brel se heurtent à un problème, ils le résolvent en conciliant son aspect économique, son impact environnemental et son rôle social.
Et ça marche.

Prenez l’exemple des repas. Le challenge était de faire manger sur le site, environ 1000 personnes chaque soir. Les paysans de Chartreuse se sont mobilisés pour cultiver, produire, cuisiner et vendre leurs frites et saucisses. Mais il fallait trouver des assiettes qui soient pratiques pour les festivaliers. Alors, Éric et ses amis ont imaginé, dessiné, inventé et fait fabriquer localement une barquette spécifique. Aujourd’hui, à l’instar des 15 000 gobelets utilisés cet été, chacun a pris sa barquette, moyennant une caution de 1 €, et a mangé ses frites et saucisses chartrousines avec le sourire. 5 000 ont été utilisées cet été. Avec ce système, tout le monde est gagnant, les paysans, les festivaliers et surtout la Chartreuse.

On pourrait multiplier les exemples, celui du partenariat avec Emmaüs pour meubler les loges des artistes est intelligent, mais celui qui est le plus probant concerne le transport des festivaliers jusqu’à Saint Pierre de Chartreuse. En 25 ans, tout avait été tenté pour diminuer les risques liés à la multiplication des voitures individuelles sur les routes et parkings du site. Les campings libres pour encourager les gens à dormir sur place, les sites internet de covoiturage, l’incitation à l’auto-stop, les cars avec tarif préférentiel, les navettes régulières, rien n’a marché jusqu’à ce que germe l’intuition de passer ce problème dans la moulinette aux 3 piliers. Il en est ressorti l’idée toute simple qu’il fallait « récompenser les voitures pleines ». Aujourd’hui, elles disposent d’un parking réservé, très proche du site, d’un accès VIP au chapiteau et d’une réduction sur une boisson ou un repas. Et ça marche. En fin de festival le parking dédié au covoiturage était plein.

La réussite étant communicative, elle irrigue tout le festival. L’ambiance qui règne en son sein est apaisée, telle celle d’un gîte de montagne.
Les organisateurs de ces Rencontres donnent aussi avec plaisir tout ce qu’ils inventent et espèrent être copiés partout.

Ils aimeraient que les festivaliers d’un soir deviennent les ambassadeurs itinérants de leur idée généreuse d’écofestival. Et si aujourd’hui les artistes se bousculent pour venir jouer à Saint Pierre de Chartreuse, c’est qu’ils savent qu’il y seront accueillis comme dans un refuge d’altitude, avec toute la rigueur nécessaire et dans un respect total de leur projet artistique, mais aussi avec un large sourire…celui là, il ne s’oublieront jamais.

Claude Muller

Rencontre avec Tiken Jah Fakoly

C’est à la fin de son superbe spectacle à Saint Pierre de Chartreuse (chapiteau bondé, ambiance survoltée) qu’avec Sylvain Rodinson, journaliste à Radio Couleur Chartreuse, nous l’avons rencontré.
Entouré de nombreux enfants, le chanteur demande à chacun, avant de lui signer son autographe, « Tu as bien travaillé à l’école ? » A ceux qui s’étonnent, il explique qu’il faut faire des études pour réussir sa vie. Et il le prouve. Avec son association « Un concert, une école », il a déjà construit cinq écoles en Afrique. Et c’est parce que cela lui paraît important qu’il repart en tournée, « l’éducation, c’est la base du développement. »
C’est dans cette ambiance chaleureuse que se déroule notre interview  :

Quand, dans votre concert vous annoncez que vous êtes un artiste engagé, que votre reggae envoi un message fort, cela veut dire quoi ?

Tiken : Je suis un musicien éveilleur de conscience, je dénonce tout ce qui bloque notre développement.
Je dis qu’il faut comprendre que le destin de notre continent Africain est entre nos mains quand je chante, « la révolution doit être l’éducation du peuple noir ».

Mais elle a déjà commencé, par la  Tunisie et les pays arabes ?

Tiken : c’est parce que dans ces pays, le niveau de d’éducation est plus élevé qu’en Afrique noire !

Alors là bas, vous allez mettre la main à la pâte ?
Tiken : Je veux jouer mon rôle, je dois continuer à chanter pour apporter mon soutien au développement. L’Afrique doit retrouver un monde meilleur, c’est la tâche de toute notre génération. J’aurais pu naître esclave sans le combat de mes grand parents, mes parents ont lutté contre la colonisation et maintenant c’est à nous d’inventer un monde meilleur pour nos enfants.

Et cela passe par l’éducation ?

Tiken : bien sûr, lorsque le niveau aura monté, les gens diront « Ce n’est pas normal , on est riche et pauvre ! » Alors, ils poseront des questions à nos dirigeants. A ceux qui profitent de nos matières premières, ils demanderont « où vont nos richesses ? » et ils exigeront des réponses.

C’est une bataille de tout le continent Africain ?
Tiken : j’ai l’habitude de dire qu’aucun pays africain ne pourra gagner seul. L’Afrique, c’est 54 pays et c’est tous ensemble que l’on doit remporter ce combat. Aujourd’hui, on ne demande jamais à l’Afrique ce qu’elle veut. C’est pour que sa voix porte, pour qu’on l’entende dans le monde, que j’appelle toute l’Afrique à s’unir.

Propos recueillis par Claude Muller

Des stages, comme autant de fenêtres sur la vie

C’est à l’association Éphémère, animatrice des Rencontres Brel, que l’on doit la belle idée d’organiser des stages autour des arts. Aujourd’hui, les associations Chartrousines ont pris le relais avec bonheur. C’est ainsi que plus de 60 jeunes, issues de toutes parts, se forment aux arts plastiques, au son, à la photographie, à la radio et au journalisme. Et bien sûr, ils profitent des Rencontres Brel pour exposer et partager leurs travaux avec le « grand » public du festival.

Journaliste en devenir

Le sens de parcours pour ces jeunes de 14 à 17 ans est l’interview, la prise de mots, l’écriture, le montage de la maquette. Ce travail s’articule autour de leur journal quotidien. Il paraît le temps du festival.
Cette aventure est l’occasion pour chacun d’entre eux d’aller rencontrer et côtoyer l’autre, les autres. Dans ce stage, ils s’exprime dans un français, écrit ou oral, moins académique et surtout plus ludique que celui en vogue à l’école.
Autonomie, exigence, intérêt, vigilance et précision…en un mot professionnalisme sont les qualités requises pour participer à cette belle expérience. C’est tout à l’honneur des Rencontres Brel que de donner le goût des verbes à ces journalistes en herbes. Mais après tout, tous ces chroniqueurs d’un jour ne font que suivre le chemin tracé par leur illustre mentor, Jacques Brel. Cet amoureux des mots savait écrire de belles histoires. Au vu de leurs premières publications, ces stagiaires suivent le même chemin.

STAR plastique

J’ai rencontré en début de festival les acteurs de ce stage aux multiples visages. Je peux vous dire qu’en seulement quatre jours de travail intensif leurs créations ont pris de l’altitude. Nous ne sommes pourtant qu’à 1200 mètres ! Leurs sculptures commencent à exprimer, grâce à des techniques acquises pendant ce stage, la netteté de leurs expressions et ressentis.


Oui, la matière est exigeante et ne se laisse pas aisément maîtriser.

Oui, ces jeunes en jouent aujourd’hui avec légèreté et recul.

Oui, c’est un dur labeur qu’ils accomplissent là….


Chantons en son

Par la respiration et le souffle chaque enfant de ce stage se présente. Tous participent à l’écriture, la récolte de végétaux et la réalisation d’un cédérom. Cette expérience, soutenu par les studios EMS de la vallée des Entremonts, s’étend sur trois années.

L’écoute de la musique du paysage, le ressenti, prendre et laisser sortir le son en soi, de soi… « Jaune, orange, merveilleuses couleurs de l’été protège du soleil tout au long de l’année ». Les enfants claquent les mots et leur sonorité. Par leurs mains, leur torse, leurs pieds… « Vous avez vu Camille ??? avant hier ? » Pour les plus jeunes, la trace est belle, ils la créent et ils la suivent.

Pouvoir partager leur travail sonore au cours d’une déambulation issue de leur imagination est le clou de ce stage. Avec eux, ils emportent leurs bruits de nature, leurs musiques végétales, leurs mots choisis et les racontent à travers les rues du village, en marchant depuis la salle des fêtes jusqu’à la guinguette du festival.
Marie Boccanfuso

Les Rencontres Brel ose Lisa Portelli et Camille

Cette année, à Saint Pierre de Chartreuse tout se passe comme si le festival avait senti la vraie nature de Brel. Tout le monde est calme et accueillant. La vie est belle en Chartreuse. Le soleil de cette semaine a apaisé l’âme des festivaliers, les 25èmes Rencontres Brel sont sereines. Alors, elles osent…
D’abord, Lisa Portelli. Elles osent la programmer avant, avant les autres, avant tout…elles osent nous dire que cette chanteuse a tout d’une grande. Elle a 25 ans, comme les Rencontres Brel ; elle a la voix rauque, à la Garbo  car elle a le rythme dans la peau ; elle a le regard qui pense, qui parle, qui ose, c’est beau.


Lisa Portelli trouve les mots, qu’elle rêve ; elle chante la vie, de labeur et de sueur ; elle gratte sa guitare, électrique ; elle écrit ses chansons, avec émotion ; elle fleure la scène, comme elle touche le public, son public ; mais elle n’ose pas encore chanter Brel, alors elle ose le voyage avec Bashung ; elle prend l’Orient Express avec nous, mais par la contre-allée, demain elle osera sa route.


Camille, les Rencontres Brel osent Camille. Normal, car cette artiste ose. C’est sa nature, elle transgresse tout. Les codes, surtout les codes, tous les codes de la chanson, de la scène, des mots, de la musique. Elle ose inventer ses paroles, ses sonorités, ses mélodies. Elle ose créer. C’est ça le talent à l’état pur ? En tout cas ce qu’a proposé Camille en Chartreuse, ça y ressemble énormément, c’est une performance. Quand elle monte sur scène, elle n’a qu’une idée, sa lumière, sa lumière intérieure, alors elle ose chanter sans s’en séparer. Elle ose chanter couché, de dos, en ombre porté, dans le noir, elle ose le second degré celui de l’humour, le troisième de la dérision, et les autres, tous ceux du rêve. Elle ose les bruits de la vie, elle ose les chants d’oiseaux, elle ose le piano, elle ose a cappella, elle ose chanter pour la planète, elle ose chanter la liberté, la beauté…
Camille ose nous parler d’amour, d’ailleurs Camille ne parle que d’amour.

Marie Boccanfuso

PS : Pour fêter les 25 ans des Rencontres Brel en Chartreuse, Camille a osé « une valse à trois temps qui s’offre des détours du coté de l’amour, une valse à milles temps… » C’est notre temps.

 

Rencontre avec Mouss du groupe Zebda

Zebda raconte qu’il reviennent pour un deuxième tour mais en fait je crois que ce groupe mythique ne nous jamais quitté depuis les années 80, depuis que les Beurs de Zebda ont parcouru ce chemin de colère semé de combats, de scènes et de tubes. Motivés, il l’ont toujours été, et ont toujours associé la mobilisation à la culture. Leur rock est toujours resté festif même quand il s’est teinté de rap, de reggae ou de ska. Ils se sont toujours amusé sur scène, nous aussi. C’est ce que j’ai ressenti lors du concert qu’ils ont donné à Saint Pierre de Chartreuse. Alors je l’ai dit à Mouss, l’un des trois « frères  inséparables » du groupe Zebda. Je l’ai rencontré aux abords des Rencontres Brel.

– Pourquoi un Second tour ?

Mouss : Cet album ce sont plutôt des retrouvailles, l’énergie de Zebda ne s’est jamais arrêté, en tout cas pas dans nos têtes. Et après cette tournée (nous en sommes à plus de 80 dates !) nous savons que notre public nous a suivi.

– Votre culture aussi ?

Mouss : nos valeurs n’ont pas changé, nous sommes toujours engagé, c’est aussi le message qui se cache derrière ce titre. Vous avez sûrement remarqué qu’il est sorti juste avant les élections…

 

– Mais, c’est la société qui a changé ?

Mouss : les fossés se sont creusé. Aujourd’hui, il faudrait remplir son caddie plutôt que sa tête ! Nous, nous prônons toujours une société multiculturelle, partageuse et respectueuse.

– Vous le dites en terme plus..choisis ?

Mouss : c’est vrai que nos textes sont plus…littéraires, car nos nouvelles chansons veulent encore plus toucher les gens dans leurs…émotions.

Propos recueillis par Claude Muller

« Joli !  » avec Gari Grèu et Zebda aux Rencontres Brel

Formidable première soirée. Le tout nouveau chapiteau affiche déjà complet pour ses premiers pas à Saint Pierre de Chartreuse. 2000 spectateurs lui ont réservé un accueil enthousiaste. 25 ans de Rencontres Brel, ça se fête en musique. Si Gari Grèu fait une entame réjouissante et touche les gens aux creux de leurs émotions, c’est Zebda qui réchauffe définitivement le cœur de tous les Chartroussins. Magyd, Hkim et Mouss leur transmettent une formidable énergie positive. Ce groupe venu de Toulouse, leur culture antiraciste en bandoulière et leur rock festif aux tripes, enflamme rapidement les Rencontres Brel. Ces trois gaillards et leurs musiciens mènent leur spectacle à une cadence d’enfer. Très pro, très chauds, très fun, très beaux… ils sautent, jouent, virevoltent et dansent sur cette scène ensoleillée de bonheur. Leurs rythmes se transmettent rapidement jusqu’aux cœurs des spectateurs devenus chanteurs d’un soir de fête. Ils reprennent chacun de leurs refrains avec un bel enthousiasme. « Tomber la chemise », le courant passe, les mots sonnent, les notes volent, la salle explose, les musiciens exultent, leurs refrains suivent, la joie est communicative. Les tubes populaires de Zebda s’enchaînent. Et, lorsque la fin du spectacle arrive, Mouss leur permet de vivre une véritable « transe » collective. Ce saltimbanque volant entame avec ces potes le chant des Partisans qu’ils reprennent en cœur plus « motivés » que jamais. La salle fredonne à satiété ce refrain « résistant » et Mouss « frissonne » d’émotion. Joli, comme on dit à Toulouse.
Claude Muller

Un festival peut en cacher beaucoup d’autres

Les Rencontres Brel, c’est d’abord un festival, un vrai, un pur, un dur, celui dont toutes les gazettes vous parlent à longueur de colonnes. C’est la vitrine, celle qui fait déplacer les foules sous son chapiteau à Saint Pierre de Chartreuse. Il arbore fièrement sa brillante programmation. Je crois même qu’il en est très fier, il peut jugez plutôt.

Et puis, il y a les autres, beaucoup d’autres festivals.

Des lieux, plus intimes, plus chaleureux accueillent eux aussi des artistes venus chanter au pays de Brel.
L’église de Saint Hugues est heureuse et  fière de les accueillir. Elle ajoute leurs musiques aux œuvres d’Arcabas. Il est toujours ravi d’entendre des chants sonner autour de son Art Sacré. De même, les Chartreux apprécient les mélodies des poètes chantants dans leur grange aménagée en salle de spectacle, à la Correrie.

Le public du OffEt l’autre festival ? Celui que l’on nomme off. Il est gratuit et se produit dans le village aux abords du chapiteau. Cette joyeuse guinguette rassemble des musiciens, saltimbanques et autres artistes dans la bonne humeur. Tous ces géniaux troubadours se déchaînent sur cette autre scène, dès que la grande lui en donne le loisir.
Ce festival a ses aficionados, ils sont toujours très off, comme lui.

Cette année, les Rencontres Brel se déclinent aussi en déambulations marrantes et délirantes dans les rues du bourg. Elles amusent le badaud et le chaland pour lui donner la couleur de ce festival, verte comme la Chartreuse ou bleu comme l’amour de la musique ?

Ces jeux et autres fanfaronnades trouveront comme toujours leurs points d’orgue lors de la grande fête de ce festival, le dimanche 22 juillet

L’ecofestival accompagne les spectateurs dans un savant mélange de covoiturage, d’équilibre durable et d’actions environnementales. Il se veut doux, talentueux et même respectueux car lui aussi, a pour ambition de nous conduire, dans tous nos faits et gestes, vers l’amour de la nature profonde de cette contrée restée sauvage,
la Chartreuse.

Cette année, le festival fête ses 25 bougies en fanfare. Il offre un spectacle à tous les amis de sa classe d’âge et invite tous les soirs, les Chartroussins et autres fans de Jacques Brel à souffler son gâteau d’anniversaire.

Pour les paysans et autres producteurs Chartroussins, ce festival est aussi leur fête. Car ce sont eux qui se mettent en quatre voire même en cinq pour vous restaurer et vous abreuver avec leurs produits frais, fruits de leur labeur. Ils les cultivent sur cette terre nourricière, notre mère à tous.

Comment vous raconter le festival des jeunes stagiaires ? Vous dire qu’ils s’ouvrent aux arts de la musique, des images et des mots avec les associations Chartrousines ? Je crois que vous vous en rendrez facilement compte en lisant leur précieux journal quotidien. Participer à cette aventure leur ouvre une formidable fenêtre sur la vie.

Que dire des commerçants ? Ceux qui décorent leurs vitrines aux couleurs de Brel pour le plus grand plaisir des touristes ? Je crois qu’ils sont tout simplement heureux et même parfois surpris de pouvoir participer ainsi à cette grande et belle fête autour de la chanson française.

Sans eux, pas de festival ! Ce sont les quelques 250 bénévoles qui portent ces Rencontres sur leurs épaules avec leurs amis Volonté et Énergie. Ce festival, c’est d’abord le leur et ils comptent bien fêter dignement leur 25 ans de musique dans la convivialité. Ils le valent bien !

Et puis, il y a votre festival, le plus beau, celui que vous vous inventerez en grappillant ça et là des éléments de ce puzzle magique… Il sera superbe car ce sera le vôtre, celui qu’il vous plaira de vivre…
Claude Muller