Les 25ème Rencontres Brel font la fête

Le dernier jour, c’est dimanche. Et la tradition veux que le dimanche soit réservé à la fête au village. Le bivouac au centre du bourg est fini, le festival range son bazar, plie ses gaules, démonte ses installations provisoires et tire un premier bilan de cette 25éme édition. « C’est un très bon cru », nous disent les organisateurs et nous donnent quelques chiffres pour nous le prouver : plus de 12 500 spectateurs aux différents concerts, 1 235 covoitureurs et 4 concerts complets…
Alors, il est temps pour cette 25èmes édition de rendre leurs espaces aux villageois, aux touristes et à la nature sauvage de Chartreuse.

Et place à la fête.
Et vive les 26èmes Rencontres Brel !
En attendant l’été prochain, vous pouvez cliquer sur tous nos liens pour retrouver nos 18 chroniques pour voir et entendre au quotidien l’ambiance de cet Ecofestival à la montagne.


Une dernière sur la route…
du rock des Balkans avec Emir Kusturica


Michel Jonasz,
le joueur de Blues aux Rencontres Brel



Rencontre avec Bernard Bruel

 

Les Rencontres Brel seraient un écofestival
à la montagne ! C’est un pari fou ou la
recette du succès ?

 


Rencontre avec Tiken Jah Fakoly

 


Des stages, comme autant de fenêtres sur la vie


Les Rencontres Brel ose Lisa Portelli et Camille


Rencontre avec Mouss du groupe Zebda

 


« Joli !  » avec Gari Grèu et Zebda aux Rencontres Brel


Un festival peut en cacher beaucoup d’autres


Gari Grèu, c’est la chanson qui l’a choisi


Rico fait son blues


Rencontre avec Lisa Portelli


Rencontre avec Georges Chelon


Rencontres Brel, 25 ans de chanson en Chartreuse


Rencontres Brel, le programme des festivités

Une dernière sur la route…du rock des Balkans avec Emir Kusturica

Le concert d’Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra a clos le festival de superbe manière. Direct, il fait vibrer son public avec son rock des Balkans.

Chapiteau plein, ambiance des grands soirs, un concert un peu, beaucoup décalé, un Emir Kusturica en chef d’un orchestre à la folie déjantée, des musiciens en roue libre, un son souvent débridé, du grand délire, une mise en scène d’une improvisation totale, des fois géniale, une rythmique qui retombe toujours sur sa musique, un rock pur et dur.
Des films pleins la tête.
Des fans en transe, une lumière de folie, une scène en osmose avec son public, une salle en extase, une soirée de folie…
Claude Muller

Rencontre avec Bernard Bruel

Je peux bien vous l’avouer, cette année à Saint Pierre de Chartreuse, ma plus belle rencontre a été celle avec le chanteur Bernard Bruel.
Le vendredi, en début d’après midi, en l’entendant répéter au loin sous le chapiteau, j’ai crû entendre Jacques Brel. J’étais stupéfait. Et puis, je me suis avancé et je me suis dit, « c’est du Brel, mais c’est différent et c’est tant mieux ».
C’est donc comme cela que notre entretien a commencé, un peu plus tard, au frais, autour d’un verre.

Ses réponses m’ont encore plus stupéfait :

– Je prends ta réflexion comme un compliment.
– Tu peux, car on voit tout de suite que tu prends plaisir à chanter ?
– Pour moi, monter sur scène, c’est toujours un grand moment de bonheur. Je suis un amateur. Mon régal est de raconter des histoires comme un comédien. Je suis un interprète. J’aime partager et transmettre mes émotions musicales.


– Mais tu es un aussi un chanteur qui prend plaisir à chanter Brel ?

– Bien sûr, car il a écrit de belles histoires. Il avait aussi cette faculté à transmettre une charge émotionnelle hors du commun. Alors, pour moi c’est une chance extraordinaire de pouvoir interpréter du Jacques Brel sur scène.
– Et pas n’importe quelle scène ? C’est là où tout a commencé ?

– Il y a 25 ans, j’ai eu l’immense honneur de faire ici la première partie de Bruno Brel, son neveu. Que d’émotions ! Dans la salle, il y avait France Brel, la fille du chanteur et Jean Corti, son accordéoniste. Je me souviens aussi que lorsque j’ai entonné La chanson des vieux amants, « Bien sûr, nous eûmes des orages … » un immense éclair a traversé le ciel de Saint Pierre de Chartreuse…

– Mais tu chantais avant ?

– J’ai toujours chanté. J’ai passé ma jeunesse à Monceau-les-Mines, à 8 ans, je rêvais d’une carrière à l’opéra, mon idole était Luis Mariano ! A 13 ans, je chantais dans les soirées entre copains. Et à 18 ans, j’animais les bals du dimanche, j’étais le « roi du pétrole ». Mais, j’ai toujours aimé les chansons à texte, celles qui racontaient des histoires, comme au cinéma. C’est pour cela que j’ai été voir Jacques Brel à Lyon. Ce soir là, j’étais « transpercé ! » A la fin de son spectacle, j’ai pleuré comme une madeleine, il était au sommet de son art. 
– Et ça t’a coupé dans ton élan ?
– Disons que la vie m’emmène à Lyon, puis un an plus tard, les copains de Monceau débarquent, « il faut que tu reviennes… »… C’est là que j’ai eu envie de reprendre Brel. J’ai eu la chance de rencontrer le pianiste Sébastien Jaudon, avec qui on écrit les arrangements et qui est toujours là. Et en 1986, l’aventure commence… vous connaissez la suite…600 spectacles plus tard et toujours le même plaisir…

Propos recueillis par Claude Muller