Un soleil rouge à l’hôpital


Aujourd’hui, il fait soleil dans le cœur des enfants, il paraît même qu’il est rouge.

Même pas vrai, ce sont juste des clowns avec un nez rouge. Mais qu’est ce qu’ils font dans un hôpital ?

 

– Ils rendent aux enfants ce que la maladie leur a volé !

– waouooooo…Alors, ils guérissent avec du rire ?

– Évidemment, et ça marche, je l’ai vu dans les yeux de Thomas, Arnaud, Grégoire et Virginie…

Trop fort ! Et ils viennent souvent soigner tes chérubins ici ?

– Ben oui, toute l’année. Les enfants qui souffrent, c’est tout le temps !


Tu vas me faire croire qu’ils ont bac + 7, comme des toubibs, tes saltimbanques ?


– Tu rigoles… mais ils sont formés et ce sont de vrais pros ! Ils respectent les contraintes de l’hôpital, l’hygiène, la propreté…et avant chaque intervention, ils se concertent avec le personnel soignant.


Je suis impressionné. Tu parles d’eux comme si c’était des chirurgiens ?


– C’est un peu vrai… mais des chirurgiens du rire.


Génial, ça fait longtemps qu’ils « opèrent » ici ?


– Non, juste 10 ans, c’est déjà énorme 10 ans ! D’ailleurs ils fêtent leur anniversaire en ce moment. Ils veulent le partager avec moi, toi, vous, les amis, les autres, les gens…tu veux venir ?


C’est où ?


– Le samedi 29 septembre, au Jardin de ville de Grenoble et le 6 octobre au Prisme de Seyssins. Tu trouveras tout sur leur site.

 

Et ils feront la farandole ?

– Bien sûr, ce sont avant tout des comédiens, ils aiment faire rire.


C’est toi qui rigoles…tes clowns, ce sont aussi des artistes du rire ?


– Demande-leur…Ils te diront que c’est leur juste place. Entre la maladie et les enfants, entre artiste et toubib ! Entre leurs yeux et ceux des enfants, juste pour rire !

Claude Muller
Photos Nathalie Granger-Pacaud
Retrouvez ses reportages sur son Facebook et son site internet.

Dialogue imaginaire surpris à l’entrée de l’hôpital, ce matin. Je l’ai écrit suite aux rencontres avec Sandrine Girard, la présidente de Soleil Rouge et Sylvie Daillot, comédienne.

 

Formidable Rocktambule

La 18ème édition de ce festival va bouger, chanter, danser et même vibrer car il ose un voyage vers l’inconnu. Gonflé à bloc, il organise trois super concerts dans une friche industrielle. Une gageure ? Non, juste un fol espoir.

En investissant l’ancien site Industriel des Papeteries de Pont de Claix, dans la banlieue Grenobloise, il renoue avec sa tradition d’innovation.

Ce sera une renaissance pour ces bâtiments jetés à l’abandon de l’histoire.


Pour eux, cette occasion unique, inespérée, extraordinaire va leur permettre de retrouver une vie après toutes ces années de galère. Et c’est tout le cœur de cette cité ouvrière qui va à nouveau battre sur les sonorités de ce festival.

 

 

                                          Rocktambule fait le pari qu’il peut à lui seul réveiller l’âme de tout un peuple. Il se donne les moyens de réussir et fait tout pour que son public le suive dans cette formidable aventure. Pionnier en matière de développement durable, le festival Rocktambule est devenu un éco-évènement. Ce label l’a récompensé pour sa pratique de transport, ses navettes gratuites et son covoiturage.


Tout au long de l’année, il repère des groupes locaux prometteurs et leur donne une vraie chance de rencontrer leur public en les invitant sur leur nouvelle scène, celle qu’il va dédier aux artistes émergeants.

 

 

Puis, dans la « salle des machines » sur la scène principale, il propose une programmation d’enfer avec ces 3 soirées magiques, ces 3 concerts forcément éclectiques.

 

Ils iront du Reggae à l’Electro en passant par la Chanson et le Soul Rock, les fans vont adorer et vous, pour faire votre choix, vous trouverez le programme complet sur leur site.

 

J’espère que comme moi, vous aimez l’idée que la culture et la musique peuvent transformer le monde. Rocktambule nous montre que cette utopie est possible… Alors suivons ce bon génie sur son chemin de fortune.

Claude Muller

PS : La photographe Nathalie Granger-Pacaud  suit pour vous les préparatifs de ce festival. Retrouver ses reportages sur son Facebook. Sur son site web, vous pourrez voyager sur toutes ses créations.


La grâce des fleurs d’Henri Fantin-Latour

Ce peintre du 19ème (1836-1904) a toujours été très indépendant. Est-ce pour cela qu’il est resté assez énigmatique pour beaucoup de grenoblois ? Il faut dire qu’il n’est pas Dauphinois, mais presque, il a quitté Grenoble à l’age de 5 ans. Il faut aussi dire qu’il n’est pas impressionniste mais presque, grand ami de Manet, il préférait poser son chevalet dans la quiétude de son atelier plutôt que dans la nature impétueuse. Il faut encore dire qu’il n’a pas fait carrière en France mais presque. Il a longtemps peint des portraits en Angleterre avant de revenir dans son pays natal.

La fondation Glénât offre aux Grenoblois une occasion exceptionnelle de combler cette lacune. Pendant deux mois, à partir du 6 septembre, les Dauphinois, et les autres, pourront se blottir dans l’écrin du couvent Sainte-Cécile pour aller à la rencontre des œuvres de ce peintre à la fois unique et classique. Les visiteurs de cette exposition pourront découvrir de magnifiques bouquets brossés par cet artiste « sincère » car toujours à la recherche du « vrai ».


C’est à l’abri du vent, dans le calme de son atelier du village de Bure dans l’Orne qu’il a peint ces fleurs fraîchement cueillies dans son jardin. « Il les aime toutes, nous raconte Laurence Huault-Nesme, la commissaire de cette exposition, mais sa préférence va aux roses Il choisit aussi des espèces courantes ; anémones, boules de neige, lilas, hortensias, œillets, primevères, ou celles nouvellement mises à la mode : dahlias, pivoines, asters de Chine… ».



La directrice du musée Hébert nous raconte aussi que « les bouquets d’Henri Fantin-Latour, souvent de petit format, révèlent un maître intimiste délicat et un fin coloriste. D’autres peintres, dont Cézanne, ont trouvé comme lui dans la nature morte un sujet pratique à travailler ».


Le critique d’art Maurice Wantelet abonde dans son sens quand il affirme que « ses bouquets sont merveilleux de fraîcheur, de fragilité, de coloris ; ils ont une grâce suprême. »

Le décor de cette exposition est maintenant planté, à vous d’inventer la visite qui va avec…

Claude Muller