Avec Miss white and the drunken piano, le rêve reprend ses droits en Chartreuse

Lorsque Miss white and the drunken piano ouvre les 26ème Rencontres Brel l’émotion est palpable sous le chapiteau. Le public, presque hésitant commence a se masser devant la scène …quelques notes …quelques pas …et les trois artistes donnent tout …voilà …ça y est …la magie du festival est là. Chacun peut la ressentir, l’applaudir, la chanter, la danser. Tous sont heureux. Le rêve reprend ses droits.

Il faut vous dire que c’est un moment très particulier pour Miss white, car à la ville cette artiste porte le magnifique nom de Marieke. « Marieke je t’aimais tant, Entre les tours de Bruges et Gand », chantait Jacques Brel. Affectueusement, à l’heure des interviews, elle raconte qu’il est comme son « tonton » de scène, elle a tout appris de ce « grand monsieur », les mots, les paroles, les notes, la musique, le rythme et surtout, surtout…la poésie.


Sur les planches, tantôt sensible, tantôt explosive, elle chante avec ses tripes pour rendre à son public tout l’amour qu’il lui donne. Ce soir, l’échange fonctionne à merveille.

« La scène, c’est notre univers » racontent David et Martin, ses deux acolytes qui créent tous les soirs, avec elle, le magnifique voyage de Miss white and the drunken piano.

Tel le « Bateau ivre » » d’Arthur Rimbaud :
« Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir ! »


La poésie, c’est leur raison de vivre. C’est normal, car c’est Jacques Brel qui leur a appris.

Claude Muller

@journaliste et écrivain
http://claudemuller.blog.lemonde.fr/