Antonio Vivaldi à Meylan

choeur Meli MeylanLe chœur Méli-Meylan sera heureux de vous proposer ses concerts de juin.
Cette année ce sont des œuvres sacrées de Vivaldi qui vous enchanteront, certaines plus connues que d ‘autres mais toutes aussi éclatantes les unes que les autres : Credo, Beatus Vir, Domine ad adjuvandum, Magnificat, Lauda Jerusalem…..
Les choristes racontent que ce fut un vrai bonheur de travailler sous l’impulsion de leur nouveau chef Anne Laffilhe et ils vous promettent un pur moment de plaisir en les écoutant.

Comme d’habitude, ils auront la chance d‘être accompagnés par de merveilleux solistes et instrumentistes issus notamment du Conservatoire National de Musique de Lyon.
Pour plus d’information sur les concerts du mercredi 4 juin 2014 à 20h30 à la salle Messiaen de Grenoble et du jeudi 5 juin 2014 à 20h30 à l’église de la Plaine Fleurie de Meylan, rendez-vous sur leur site http://www.meli-meylan.asso.fr/

Daniel Dumas, un dernier voyage…

Daniel Dumas, un dernier voyageDaniel,
de ton dernier séjour au Sénégal, tu étais revenu quelque peu paralysé. Alors, nous étions quelques uns à venir te lire des histoires dans ta chambre d’hôpital. C’était pour moi une expérience enrichissante. D’abord, raconter des histoires à un conteur né constitue un beau challenge. Tu m’impressionnais, comme tu avais toute ta tête, tu ouvrais grands tes yeux curieux pour découvrir la suite de l’aventure. Je choisissais des nouvelles qui racontent la montagne, La « butte rouge » ou l’Afrique…tes passions. Et comme je devais parler fort, très rapidement, j’avais un large public…

Daniel  Dumas en 2003De temps en temps, tu m’interrompais pour me demander « quel jour on est ? » et invariablement, lorsque je te donnais la date, tu me disais…. « bon, dans x jours, on sera dimanche et dimanche, je pars… au Sénégal. »
Et invariablement, je pensais que la vie de Daniel est une histoire à elle toute seule. Il faudra qu’un jour un conteur la narre. Elle commence pendant la guerre dans un petit village des Monts du Forest. Daniel y garde le maigre troupeau de la ferme familiale. Ensuite, il faut évoquer le travail à la « Manu » de St Etienne et très rapidement le goût de Daniel pour le spectacle vivant. C’est l’époque de la décentralisation théâtrale. Il est aux avant-postes. Il fait sienne cette maxime de Jean Dasté. « Il s’agit de renouer chez nous ce besoin du théâtre aussi essentiel que celui du pain et du vin. »

Pascale Odier et Daniel Dumas en 1979 dans la Chanson d'un gas qu'à mal tournéC’est ainsi qu’il se retrouve directeur du centre culturel de la Ricamarie. Et c’est là qu’un certain Paul Jargot vient le chercher pour créer des « pièces vivantes » à Crolles. Tous deux partagent la même conviction, « seule la culture peut réunir toute une population ». Et la grande aventure du Théâtre sous la Dent commence au début des années 1980. Pour Daniel, il est important de raconter l’histoire de la vallée, alors il créé « Houille Blanche, c’est dimanche » au pays de Bergès. De cette pièce, il dira « C’est une expérience riche… une comédie humaine, dans laquelle les comédiens ont su communiquer leur chaleur aux personnages ». Daniel n’oublie pas que le spectacle passe aussi par la chanson, la poésie et l’amitié, alors avec ses complices Pascale Odier, Christiane Oriol, Yves Ramu, Gérard Chaignaud, Marcel Oude et bien d’autres, il crée « La chanson d’un gars qu’a mal tourné », sur des textes de Gaston Couté. Ils joueront ce spectacle plus de 700 fois en France et à l’étranger et qui sait si …
Daniel Dumas en 1983
« Je suis parti sans savoir où,

Comme une graine qu’un vent fou,

Enlève et transporte,

A la ville où je suis allé

J’ai langui comme un grain de blé

Dans la friche morte… »

Daniel Dumas dans le role de Casimodo - Notre Dame de Paris 1997Puis viennent le temps des grandes épopées humaines. « Quand la pluie reviendra » proposée et jouée à Crolles par 60 enfants est la première d’une longue série. « Ombre sur les Adrets », la grande saga du Baron des Adrets, à partir du livre de Gilbert Dalet, est jouée au centre du village, au pied de la montagne, dans la cour de la mairie de ce village niché au creux de Belledonne. « Dans les cheminées de Paris » est joué par 150 enfants, 5 classes et plus de 30 comédiens devant 4000 spectateurs en plein air au centre de Crolles.
La troupe de Quatre-vingt-treize à Montbonnot - 1993Daniel DumasDaniel affectionne aussi les grandes fresques historiques… La guerre de Troie n’aura pas lieu, Barricades, Quatre-vingt-treize, Fracasse… Il ne dédaigne pas non plus de jouer des classiques : Georges Dandin, Notre Dame de Paris, Les Misérables, Le soleil des eaux, Jacquou le croquant…
Pour évoquer Daniel Dumas, il faut aussi parler du militant engagé auprès des forces progressistes. Dans son action culturelle, comme dans la vie, Daniel a toujours été un personnage entier qui ne faisait aucun compromis avec la vie.
Enfin, je voudrais évoquer un aspect peut être moins connu du personnage, mais ô combien important, Daniel est un amoureux des mots. Pour cela, il se fait conteur, narrateur, historien et écrivain.

Les 101 personnages célèbres du GrésivaudanJe voudrais raconter ici les longs mois passés à travailler ensemble. Avec Daniel Dumas et Georges Salamand, nous avions entrepris des recherches historiques considérables, un travail de d’écriture important et un choix de mise en page draconien, pour aboutir au livre qui deviendra la bible de l’histoire de la vallée, « Les 101 personnages célèbres du Grésivaudan ».

Daniel Dumas dans Barricades en 1992Daniel est aussi un conteur inspiré quand il écrit Toubaberies, un recueil de nouvelles que son continent d’adoption l’Afrique lui a inspiré.

La boucle est bouclée en évoquant le livre des 25 ans du Théâtre sous la Dent qu’il a tenu à fêter en l’an 2004.

« Quel jour on est ? » et invariablement, lorsque je te donne la date, tu me dis…. « bon, je pars… dimanche… » mais ce coup là, tu as dit vrai..

Salut l’Artiste.

Claude Muller

 

 

Nocturne des étudiants au Musée de Grenoble

Nocturne des étudiants au Musée de GrenobleVoir un musée la nuit, invité par les étudiants, n’est pas si fréquent. Alors, je n’ai pas hésité, je me suis dirigé à grand pas vers le Musée de peinture de Grenoble pour découvrir cette soirée et j’en suis resté comme ébaubis… Mais je n’étais pas au bout de forêt de poils phosphorescentsmes découvertes car ma curiosité fût très vite récompensée en découvrant le menu que les étudiants nous avaient concocté. En arrivant, il m’a fallu traverser une forêt de poils phosphorescents pour entrer dans ce monde ludique composé de musiques vibrantes à la vue et au au son de milliers de ballons.

musee7ADans la première salle, c’est Sainte Lucie qui m’a fait les présentations devant son portrait peint au XIIème. Que du bonheur. J’ai cru halluciner devant son ton frais, drôle et…décalé. Je n’avais jamais vu la peinture sous cet angle. Merci Candice.

Puis, j’ai continué à déambuler de toile en toile, de salle en salle jusqu’à me perdre parmi les nombreux étudiants et les spectacles proposés. Fascinant. Tous marchaient, baguenaudaient, musardaient, erraient… à la recherche de la prochaine surprise, au détour d’un couloir.

 

musee10Amusee9ALes jeunes en formation tournaient en rond ou en carré autour d’une bulle. Ils chantaient et dansaient aux 4 coins d’un tableau de maître placé au cœur d’étranges rectangles facétieux. Ils riaient aux jeux de mots et de couleurs pour s’approprier ces œuvres ainsi brocardées.

Et puis, je me suis laissé porter jusqu’à cette performance. Et là, je suis tombé en émoi devant cette sculpture collective en mouvement. Oser créer cette prouesse au cœur d’un musée m’a impressionné. Et c’est en regardant ce tableau que j’ai compris que l’Art était vivant, évoluant et tout le temps. Merci les étudiants.
musee2AClaude Muller