Rencontres Brel, une douce soirée

bandeauQuelques minutes avant leur spectacle, j’ai eu le privilège de rencontrer Mat et Iano, le duo des Mountain Men .
Mat« Pour moi, c’est un plaisir de jouer ici, j’essaie de ne pas trop me mettre la pression avec ça, car il y aura dans la salle ma famille et tous les gens qui comptent pour moi. Nous nous sommes produits au Théâtre antique de Vienne, à l’Olympia… Ce soir, c’est aussi important », raconte Mat.
Et Brassens, c’est important pour toi ?
« J’avais quinze, seize ans quand je me suis réfugié dans Brassens. J’ai appris la tendresse avec lui. Depuis, j’ai toujours l’impression d’avoir une ombre qui plane. C’est un libertaire et j’aime ça. Sa petite philosophie et la sagesse de ses textes, j’essaye de me les appliquer à moi même. Je pense qu’il ferait pareil. »
C’est difficile de jouer Brassens ?
« Ce sont des ritournelles. C’est super riche au niveau des accords. Ses mélodies sont d’une évidence et d’une pureté absolue. Le bonhomme me parle. C’est une bouffée de plaisir de chanter Brassens. »
IanoEt pour toi Iano ?
« Je me base sur la musique que Mat fait, c’est difficile de jouer si l’on veut être juste dans l’interprétation. Il faut que les textes soient respectés et qu’il y est un équilibre de fréquence pour que cela soit agréable à l’oreille. J’écoute ce que la voix envoie. »
Mat, ses textes te parlent ?
« L’art de savoir dire je t’aime au bon moment, le bon mot sur le bon accord, c’est de l’orfèvrerie. »
Vous avez beaucoup tourné avec ce spectacle ?
« C’est une vraie belle aventure. On l’a donné une quinzaine fois, mais on nous le demande de plus en plus.
Montain Men a de plus en plus de succès ?
« On joue dans des grandes salles, je suis très content de ça. J’éprouve une fierté personnelle. On l’a fait sans l’aide de beaucoup de monde, qu’avec des gens impliqués, sans les gros média. Les grosses télés et radios ne nous ont pas aidé. Tous les soirs, on fait des shows et les gens reviennent parce qu’ils prennent du plaisir… on prend du plaisir et ils en parlent. C’est peut être plus long, mais je trouve que c’est super gratifiant. Quand tu crois en tes rêves et que tu bosses, à un moment ça paye. »
Iano, tu ressens cela aussi ?
« On est apprécié pour ce que l’on est et ce que l’on fait. Pas pour une image ou une idée vendue. Merci au public, toujours plus nombreux. »
Mountain menSon public l’attendait avec impatience. Maxime Le Forestier est accueilli sous une véritable ovation. De sa voix chaude, il capte notre attention pour distiller ses nouvelles chansons. Sans oublier ses tubes. Nous les fredonnons avec plaisir et voyageons de la maison bleue de San Francisco aux trottoirs de Manille.
Maxime LeforestierClaude Muller

Les Rencontres Brel, Danakil a mis le feu

Danakil a mis le feuSoirée Reggae, vendredi à Saint Pierre de Chartreuse. Elle s’est terminée avec la bombe Danakil. Ce groupe explosif a mis le feu sous le chapiteau. Imaginez dix musiciens sur scène jouant une partition imaginative. Écoutez les mots du chanteur Balik chantant la liberté. Regardez la mise en scène délirante de ce spectacle. Participez à cette ambiance éblouissante et vous n’en croirez pas vos oreilles car vous serez aux Rencontre Brel…
DanakilClaude Muller

Les Rencontres Brel, un écofestival à la montagne

Rencontres Brel, un écofestival à la montagneC’est dans les années 2000 que l’écologie est entrée dans ce festival. En 2012, je vous ai raconté ses premiers pas. Aujourd’hui qu’en ait-il ?
Le président de la commission Ecofestival Éric Daviaud nous en parle :
Éric Daviaud« Le covoiturage récompensé marche de mieux en mieux. 70% des festivaliers sont au courant de l’opération et les 30 autres % sont agréablement surpris. Cette année nous avons franchi un grand pas, plus de 1000 personnes sont montées en covoiturage.
Parmi les nouveautés, on peut évoquer le fait que le site est entièrement alimenté en énergie renouvelable.
casque 1On peut aussi parler de la généralisation du tri sélectif sur le site, la distribution systématique de bouchons d’oreille à tous ceux qui les demandent, du prêt de casques pour les enfants, de la mise à disposition de cendriers individuels, de la nouvelle plate forme pour les handicapés moteurs, des toilettes sèches et du rabaissement des comptoirs.
A terme, nous voulons rendre accessible la culture à tous les handicapés. Nous avons formé un partenariat avec l’association Quest’handi
. Nous projetons une soirée entièrement pour les malentendants en mettant en place colonnes vibrantes, boucle magnétique autour des gradins et traduction de tout le concert en langage des signes.

Traduction en langage des signes d’une chanson du concert de Julien Doré
Traduction en langage des signes d’une chanson du concert de Julien Doré

Nous projetons aussi de passer des contrats avec les artistes pour baisser le niveau sonore.
chapiteau 1Nous réfléchissons, en partenariat avec le CEA, à la mise en place d’un système de création (pourquoi ne pas faire pédaler les festivaliers !) et stockage d’énergie sur place. Il alimentera tout le site du festival, y compris les lumières de scène… »

Claude Muller

Rencontres Brel, une soirée mémorable

une soirée mémorableJeudi soir, à Saint Pierre de Chartreuse, c’est à la chanteuse andalouse Amparo Sánchez d’ouvrir la soirée dans une ambiance très folk teintée de boléro, de musique cubaine et de jazz. De sa voix chaude et puissante elle a enveloppé le public dans son univers et l’a invité à partager ses émotions en chanson.
Amparo SanchezDans l’après midi, j’ai eu le privilège de rencontrer le trompettiste Luis Mirabal et le pianiste Rolando Luna, deux des musiciens du mythique Orquesta Buena Vista Social Club. Issu d’un célèbre collectif de musique Cubaine des années quarante, ce groupe se recompose cinquante ans plus tard autour de ce projet musical et crée un album. itw1Il obtient un succès fulgurant, se produit à Amsterdam et au Carnegie Hall de New York, en 1998. Le disque se vendra à plus d’un million d’exemplaires dans le monde. Will Wenders, qui aime filmer la musique, raconte cette aventure dans un magnifique documentaire. Il tourne pendant un an son reportage qui alterne séances d’enregistrement, concerts et interviews. Cette formation qui englobe toujours quelques musiciens d’origine se lance dans une tournée mondiale. Seize ans après, dans son « adios tour », elle se produit aux Rencontres Brel. Lors de l’interview réalisé Place Jacques Brel, j’ai pu constater que les valeurs portées par ces musiciens rejoignaient celles du festival.
Votre message collectif passe par une musique d’espoir et d’échange, comme ici. Partagez-vous cette idée ?
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« Dans cette nature, nous nous sentons proches des Rencontres Brel. Nous sommes comme à la maison, il est très facile d’aborder les festivaliers, ils sont dans le partage. Nous nous sentons touchés par le message d’universalité dégagé par un tel brassage de générations. Notre grande famille est maintenant prête à devenir l’ambassadrice du message écologique transmis ici ».
Pour continuer la comparaison avec ce festival, votre musique c’est aussi la fête ?
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« Le social club, ce sont des réunions de personnes pour échanger, se retrouver, écouter de la musique, danser, manger ensemble, c’est très communicatif. Nous sommes les héritiers de cette tradition cubaine, culturelle et musicale pour continuer à la diffuser dans le monde. Notre musique (boléro, cha-cha-cha, rumba…) nous permet de transmettre avec gaieté des sentiments tristes. Cela fait oublier le quotidien. Dans cet « Adios tour », nous ne sommes pas tristes, nous sommes reconnaissants à notre public, c’est comme un au revoir pour revenir sous une autre forme.
Ce soir, sous ce chapiteau, notre vœu le plus cher est que toutes les personnes puissent danser et se divertir ».
Orquesta Buena Vista Social ClubLe soir venu, promesse tenue. Au milieu de cette ferveur musicale, les aficionados ne sont pas déçus…à la fin du spectacle tout le monde danse….
Claude Muller

Rencontres Brel – Les producteurs et agriculteurs de Chartreuse

Les producteurs et agriculteurs de ChartreuseAlexandra LamoureuxDurant tout le festival les agriculteurs se mobilisent pour proposer une restauration entièrement composée de produits locaux. Ceux-ci sont présents bénévolement pour préparer et servir les repas. « Nous travaillons d’arrache-pied pour transformer les produits sur place, de nombreux kilos de pommes de terre en frites (plus d’une tonne pendant le festival), des kilos de fromages et de tomates découpées, un nombre incalculable de saucisses passées au grill », ainsi s’exprime Alexandra Lamoureux, jeune productrice de fromage à Entremont le Vieux, en Savoie. Elle élève avec son mari une soixantaine de chèvres.
mangeoireVoilà déjà huit années qu’elle répond présente au festival. « Il s’agit d’un véritable défi : celui de prouver qu’il est possible de faire de la restauration rapide avec des produits frais de qualité ». La participation volontariste de ces forces vives de Chartreuse permet de faire connaître non seulement ce terroir mais aussi les atouts de la région toute entière. L’aide apportée par le Parc de Chartreuse se traduit par l’apport du savoir faire de techniciens dans des domaines divers.
mangeoire3Les douze producteurs sont aussi épaulés par une trentaine de bénévoles des Rencontres Brel. Les produits sont donc originaux, locaux et bien meilleurs que ceux que l’on trouve habituellement dans les festivals de musique. De plus, ils sont servis avec sourires et dynamisme.

Claude Muller

Aux Rencontres Brel, la vie est belle…

Aux Rencontres Brel, la vie est belle... Avec le soleil revenu, le deuxième jour du festival nous a réservé un grand show. C’est d’abord Lisa le Blanc qui a empli le chapiteau de chants puissants venus tout droit d’Acadie.
Lisa LeblancC’est du grand Art… C’est l’impression qui me vient immédiatement à l’esprit en regardant le spectacle de Julien Doré.
Julien DoreDe sa voix chaude et sensuelle, il emballe le chapiteau vers son monde idéal. Sa poésie composée de mots mystérieux emporte le public loin, très loin, dans ses rêves. Ses mélodies charment ses fans jusqu’au fond du cœur. Dès lors, c’est une vague humaine qui le suit dans ses moindres désirs. Il se fait tendre pour lancer des mots d’amour dans la salle, puis tout à coup, saute, virevolte sur scène…le son s’emballe, il se fait acrobate…quand il atterrit , la salle est en délire. Dès lors, il peut enchaîner ses tubes, plus rien ne peut arriver, l’osmose est totale…
Claude Muller

Rencontres Brel, la fête commence…

Rencontres Brel, la fête commencefouleTout est bien qui commence bien….Dès son premier jour, les Rencontres Brel font le plein et jouent à guichet fermé. Tandis que la jeune génération se presse pour entrer sous l’immense chapiteau, les festivaliers trouvent plaisir à déambuler et goûter les multiples offres de produits locaux faites par les producteurs de Chartreuse, la buvette l’Abreuvoir et l’espace restauration, la Mangeoire.
OscarL’humour déjantée du groupe musical Grenoblois Oscar ouvre le off avec bonheur. Avec ce mélange des sonorités acoustiques, la scène découverte vibre entre rock et chansons. Les visages s’éclairent, les yeux brillent, les spectateurs applaudissent. Justin le batteur nous raconte l’importance de l’écologie dans leurs choix musicaux, « dans cet écofestival, nous serions même venus en train ou en vélo, si…comme disent les paroles de leur titre, Air de rien,  « Hors du TGV quotidien, il y a de charmants chemins. Moi quand je quitte un peu ces rails, une vive envie de vie m’assaille. »
DeluxeC’est dans une débauche de sons, de lumières, de décibels et d’images que le collectif Chinese Man Records inaugure ce nouveau chapiteau. C’est d’abord Deluxe qui jette toute sa folle énergie sur cette scène endiablée.

Taiwan MCPuis, Taiwan MC emporte le public dans son monde particulier mêlant cuivre, clip, live et percutions. Il déclenche une vague humaine qui les suit jusqu’au bout dans leur délire.

Claude Muller