Rendez-vous sur la comète Tchouri avec le café sciences du Grésivaudan

bandeau Rosettacomete 300Vous avez tous entendu parlé et même rêvé en découvrant les aventures de la sonde Rosetta envoyé par les scientifiques Européens lorsqu’elle nous a livré ses premières découvertes sur la comète «Tchouri ».

affiche Rosetta et Tchouri internet 300
Le café des sciences du Grésivaudan a voulu en savoir plus sur l’extraordinaire aventure de ce voyage interplanétaire.

Pour cela, il vous propose de venir rencontrer Bernard Schmitt.
Ce directeur de recherche CNRS (IPAG/OSUG) est l’un des scientifiques qui travaille à ce succès en tant que co-investigateur de l’instrument VIRTIS de Rosetta.

Pour ouvrir ce débat, nous lui avons posé trois questions :
– Depuis le lancement de cette sonde nous allons de découverte en
découverte, c’est extraordinaire. En suivant ses aventures dans la
presse nous sommes tous subjugués. Vous aussi ?
Comet_on_31_January_300« Bien sûr! C’est là justement l’intérêt de toute exploration de nouvelles « terres », et encore plus des comètes restées inatteignables jusqu’en 1986 lorsque la sonde Giotto a survolé, à bonne distance, pour la première fois la comète de Halley. Mais là on peut l’observer de très près et sur la durée, comme j’en rêvais depuis ma thèse. »
– J’ai l’impression que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vous
attendiez-vous à un tel succès populaire ?
« Dans cette mission, on avance en « Terra Incognita » donc on est vraiment prêt à toutes les surprises. L’aventure de l’atterrisseur Philae en témoigne. L’intérêt particulier que suscite cette mission auprès du public est probablement lié à l’exploration, très osée, de cet objet encore mystérieux. Et je ne peux que m’en réjouir car l’exploration spatiale est à la fois source de connaissance et d’émerveillement. »
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– Et vous attendiez-vous à un tel succès scientifique ?
« Le succès scientifique d’une mission spatiale est, disons, pour trois quart une question de préparation de centaines de personnes durant de nombreuses années, plus de 20 ans pour Rosetta, et pour un quart de chance. Mais là le rapport est inversé: on a déniché une comète assez exceptionnelle à plusieurs points de vue ! Et c’est aussi un succès technologique assez exceptionnel !  »
Alors pour en savoir plus, rendez-vous sur la comète le Jeudi 12 mars 2015 à 18h30 autour d’une table de bistrot, au café Le Bernin dans le Grésivaudan.

Propos recueillis par Claude Muller

Les Lauzes de Jujols, un goût d’aventure

bandeau JujolsLes Lauzes de JujolsCe roman de Gérard Muller se lit d’un trait, tant il est savoureux. Il nous emmène sur les pentes du Canigou à la recherche d’un avenir possible dans un village abandonné au pied de cette montagne mythique. Ce roman vous emportera de surprise en surprise vers un dénouement étonnant. Mais ce n’est pas tant la trame de cette œuvre qui vous séduira, c’est son style. Son auteur nous promène sur les pentes de ses montagnes pyrénéennes de prédilection pour nous faire découvrir son amour de la vie. Visiblement, il veut nous faire partager ses découvertes avec fougue et entrain. C’est palpitant.

Chapelle JujolsIl nous dresse un portrait touchant de ses personnages pour nous emporter avec eux dans cette aventure aux multiples rebondissements. Vous vous attacherez très vite à son héros. Gilles est multiple, génial et pourtant si sensible qu’il vous séduira par son panache. Vous tomberez rapidement sous le charme de Roselyne. Elle passera sous vos yeux ébahis du statut de SDF à Perpignan pour devenir la reine du village. Vous suivrez le chemin de vie d’Hervé le charpentier. Il va se transformer au fil des pages pour passer de la fonction de Compagnon du devoir, au rôle de fidèle compagnon du village. Il y a Josiane qui l’air de rien va donner son âme à ce hameau …..

Jujols_ dessus du villageVous découvrirez aussi les magnifiques paysages de cette région, vous boirez l’eau de ses collines, vous marcherez sur ses chemins, vous mangerez dans ses auberges, vous dormirez sous les rayons de son soleil et vous partagerez le quotidien de ses aventuriers modestes sur leurs chemins de traverse.

Le Canigou depuis JujolsEnfin, il y a « Sa Majesté », le Mont Canigou. Il veillera sur vous et sur tout le petit monde rassemblé à Jujols. Vous l’avez compris, c’est un roman d’aventure que cet auteur vous propose. Mais pas seulement, c’est aussi un livre de réflexion sur la condition humaine, qui lorsqu’elle est confronté à des situations extraordinaires, peut faire des miracles.
Claude Muller

Une Maison des Arts, comme c’est bizarre !

bandeauart1Ce n’est pas tous les jours que l’on inaugure une Maison des Arts. Je crois même que c’est la première fois ! Alors, il faut saluer celle de Monbonnot-Saint-Martin comme il se doit.

art2Elle est la bienvenue, comme l’a affirmé Hugues, évêque de Grenoble au 11ème siècle aux trois clercs Pierre Guillaume, Jean Lombard et Constantin venus lui proposer d’implanter en ce lieux un monastère.
Elle sera un espace de Culture et d’échanges, comme l’a confirmé aujourd’hui son maire, Pierre Beguery.

art maireCitant André Malraux, « L’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme », l’édile a placé ce site entièrement rénové sur un chemin de joie tracé entre le passé et l’avenir de la vallée du Grésivaudan. Beau symbole et belle réalisation.

art4Elle laisse toute sa place à l’imagination. Outre les usages associatifs nécessaires à la vie en communauté, ces bâtiments deviendront rapidement des espaces de création.
Gageons qu’ils évolueront comme des fils indispensables tissés entre tous ses habitants.

art5Je suis sûr que leurs musiques nous éclaireront de ses multiples facettes, comme a su le faire merveilleusement le Trio Wentwo et la soliste Isabelle Devigne lors de cette soirée inaugurale.

art7Que du bonheur, je vous dis, ils étaient à la hauteur de l’événement en nous interprétant avec fougue leurs mélodies joyeuses. Ils ont su faire le lien entre leurs airs de prédilection, le jazz de Duke Ellington, et l’opéra d’Offenbach. C’était enthousiasmant. Il y en avait pour tous les goûts, toutes les couleurs, toutes les saveurs… comme dans la vie… comme à la Maison des Arts.

Claude Muller