Cristina Iglesias, un voyage dans la nature

Cristina Iglesias

Il est assez paradoxal de se rendre au musée pour aller observer la nature, c’est pourtant l’expérience que je vous invite à faire en allant voir l’exposition, « Sculpter la nature » de Cristina Iglesias, au musée de Grenoble. En flânant sur Pavillon suspendu« Entrelacs », « Passages » et autre « Pavillon suspendu », vous serez surpris par ses installations. Elles vous emporteront en des espaces irréels qui vous permettront d’imaginer la nature telle que vous ne l’avez jamais vue. Son monde est fascinant.

Entre miroirs et « Tempêtes silencieuses », vous ne pourrez que vous découvrir vous même au détour d’un labyrinthe. En tout cas, vous vous retrouverez comme enfoui et entrelacé par son monde féerique et ses liens multiples…

LabyrinthePour peu que vous vous laissiez aller à rêver, vous ne pourrez que vous sentir bien au milieu de ces espaces irréels. L’eau joue un rôle fondamental dans ses œuvres, elle est la naissance de la vie dans ses sculptures et deviendra au fil de votre visite la source de votre plaisir à découvrir son monde.

Ce chemin, son chemin, guidera vos pas entre rêve et réalité. Vous percevrez sûrement beaucoup d’autres signes, inscriptions, hiéroglyphes et autres marques du temps qui coule, au cours de votre visite. Je ne pense pas les avoir tous vu, tellement ils sont nombreux et surtout personnels. Ils parlent au creux de l’oreille de chacun et vous poussent à imaginer votre propre nature, c’est le magnifique exercice auquel cette artiste vous invite.

PassagesCette exposition sera pour vous comme un voyage à la rencontre de vos rêves les plus intimes. André Malraux disait que « l’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme ». J’ai maintes fois pu découvrir, au gré de mes visites dans des musées et au fil de mes rencontres, combien la maxime de ce visionnaire s’imposait à tous comme une évidence.
Je pourrai maintenant ajouter, après la visite de cette expo, que les œuvres de Cristina Iglesias sont le plus court chemin entre l’homme et la nature.

Claude Muller

 

Un café sur l’aventure de l’hydroélectricité

Un café sur l'aventure de l'hydroélectricité

Est ce que notre prochain café sera scientifique ou littéraire ? Ce sera aux participants de décider ! En tout cas, les deux ingrédients seront présents au cours de cette soirée. En effet, la source de ce café sera littéraire grâce au livre de Catherine Ivanoff : « Mon aventure de l’hydroélectricité ». Sous titré : « Une adolescence en Beaufortain à EDF dans les années soixante » paru aux « Éditions Les Passionnées de bouquins ». Dans la première partie de cet ouvrage au ton très enlevé, cette auteure nous raconte ses aventures familiales (son père est l’ingénieur en chef en charge du barrage de Roselend) dans ce milieu de constructeur de « cathédrale ». Les prouesses technologiques l’impressionnent, la vie dans la cité EDF l’amuse et la découverte de la montagne l’intrigue. La deuxième partie de ce café sera plus scientifique grâce à la présence de son fils Nicolas Baillon. En effet, cet ingénieur EDF est hydraulicien. Il travaille actuellement à Hydrostadium à Annecy. Avec cette formation, il sera très bien placé pour nous parler de l’avenir des barrages hydrauliques dans les vallées alpines. Après le débat passionnant sur l’énergie à la COP21, les fidèles des cafés sciences du Grésivaudan pourront poser toutes les questions qui les passionnent sur le futur de la houille blanche, cette source d’énergie presque gratuite et inépuisable, comme disait au début du 20ème siècle, le précurseur Aristide Bergès. Alors, peut-être que ce café du jeudi 14 avril 2016 à 18h 30 au Bernin prendra un tour historique ?

Claude Muller