Le temps des festivals dans le Grésivaudan

Voici venu le temps des festivals dans le Grésivaudan. En ce début d’été, je vous en propose trois.

Le premier à entrer en scène sera « Musique dans le Grésivaudan ». Comme chaque année depuis 30 ans, il nous propose de voir, d’écouter et de vibrer avec les jeunes talents découverts par l’équipe de programmation de cette véritable fête de la Musique de chambre. Parions que cette année encore, ces interprètes seront talentueux, généreux, inventifs et même beaux sur les scènes patrimoniales de nos villages.

« Musique dans le Grésivaudan » fera escale à :- la superbe Maison des Arts de Montbonnot, Plus d’info ici avec le quatuor Yako.


– dans le petit bijou de l’église de la Terrasse, Plus d’info ici avec Léa Masson et Jeanne Zaepfell

– dans la sympathique église de Lumbin Plus d’info ici avec le pianiste Jean-Frédéric Neuburger



– dans la somptueuse salle Vauban du Fort Barraux Plus d’info ici avec Vincent Peirani et François Salque


– Et enfin, autour des vitraux d’Arcabas en l’église de Saint Ismier Plus d’info ici avec Philippe Bernold et Coline Jaget.

Que du bonheur…

Grésiblues fêtera dignement ses vingt ans de musique bleue dans la vallée. Pour cela, ce festival a invité les têtes d’affiches qui ont rayonnées au cours de sa très riche histoire. Les fans retrouveront avec un plaisir non dissimulé les 7 groupes qui ont marqué ce festival. Ils écouteront avec bonheur un Jack Bon au mieux de sa forme, un Barrefoot Iano proposant de retourner aux sources de son inspiration avec son blues Australien… A vous de découvrir les autres… Les nouveaux spectateurs « prendront leurs pieds » en écoutant tous ces artistes. Et avec les cinq nouveaux groupes, tous nous montrerons un Blues rayonnant dans le Grésivaudan.

Le Festival de l’Arpenteur vous propose d’édifier votre propre cabane, vos chemins singuliers, votre regard… votre livre du monde. Vous irez de table avalancheuse en performances, d’exposition en ciné-concert, de balades sur des sentiers artistiques en veillées, de caf’ conf en ateliers, d’installation sonore en apéro-dictée, de bivouacs en lectures musicales, de promenade en pièce de théâtre et pour finir dans la bonne humeur le traditionnel banquet pentu sera suivi d’un bal-concert. Télécharger le programme. C’est toute une aventure.

Claude Muller

Un voyage dans l’astronomie sombre : celle des trous noirs et de la matière noire

Gérard Muller continue à explorer toutes les possibilités offertes par le roman policier scientifique. Après « L’âme de la fontaine étourdie », qui a emmené ses lecteurs dans les arcanes de l’âme humaine et de la physique quantique, il propose avec son nouveau roman, « Le soleil noir de Tenerife » (publié aux éditions Lazare et Capucine), un voyage dans le domaine des trous noirs et de la matière noire. Deux phénomènes qui restent très mystérieux pour les astrophysiciens.

Les trous noirs, ces concentrations de matière dont rien ne sort, pas même la lumière, font fantasmer l’humanité depuis qu’Einstein en a découvert le concept. Présents au centre de chaque galaxie, ils peuvent posséder la masse de plusieurs millions de soleils, et attirent toute matière qui aurait l’audace de s’en approcher. Ils présentent en outre d’autres singularités comme une dilatation du temps inimaginable et peuvent même, selon Stephen Hawking, permettre un passage vers d’autres univers.

La matière noire, appelée ainsi car elle est invisible par tous nos détecteurs hertziens, représente plus de six fois la masse visible dans l’univers. Aujourd’hui, personne n’en connaît l’origine ni la composition. Nous en voyons les effets tous les jours dans le cosmos, grâce aux lentilles gravitationnelles et à l’étude de la stabilité des galaxies, mais la communauté scientifique se perd en conjectures sur les particules qui la composent.

Afin de permettre au lecteur d’explorer ces concepts, avec une approche romanesque, Gérard Muller a imaginé le scénario suivant : Fernando, spécialiste du soleil, scrute son astre favori tous les jours à l’aide du grand télescope de Tenerife (observatoire du Teide). Un beau matin, il y aperçoit une tache noire en son centre. Après avoir vérifié le bon fonctionnement de son instrument, il doit se rendre à l’évidence : la tâche est bel et bien présente. S’agit-il d’un astéroïde, d’un satellite, d’un trou noir ou de la matière noire ?

Il a alors l’intuition qu’il pourrait s’agir d’une manifestation de la matière noire. Avec sa stagiaire Monica, il contacte l’observatoire d’Hawaï qui confirme bien la réalité de cette tache. Les Américains ne croient pas du tout à de la matière noire, et toutes les observations semblent bien infirmer cette hypothèse. Toutefois, ils vont tenter de mettre l’équipe canarienne sur de fausses pistes, ce qui renforce l’idée qu’il pourrait s’agir d’un phénomène aussi mystérieux qu’important.

Fernando fait alors venir son amant qui est aussi astrophysicien et, à l’aide d’un soi-disant thésard chinois, ils vont s’évertuer à trouver l’origine de cette tâche. Au bout de quelques semaines, le Chinois donne à ses collègues la solution qui implique des considérations politiques et stratégiques. Il leur propose alors un deal, en échange de leur silence.

L’équipe de Fernando accepte le deal après quelques hésitations, et en réponse, le pseudo-thésard chinois, en fait un des pontes de l’astrophysique de Pékin, leur livre une partie de ses travaux : à savoir que les trous noirs seraient beaucoup plus massifs que prévu et qu’ils renfermeraient en fait la matière noire que tout le monde recherche. Fernando continue à avoir des doutes sur cette hypothèse (qui voudrait que les galaxies s’écroulent sur leur trou noir central), et va émettre l’hypothèse qu’en fait, la matière noire viendrait d’autres univers qui déverseraient leur matière dans les trous noirs (qui seraient des ponts entre les différents univers. Hypothèse Stephen Hawking). Cette hypothèse est-elle vérifiée ? Le lecteur le saura à la fin du livre au style fluide, vivant et facile à lire. Une façon amusante d’entrer dans le monde de l’astrophysique en utilisant les techniques du roman policier.

Claude Muller

Même pas peur ?

Pourquoi faire l’Éloge de la peur ? (Paru aux Éditions Paulsen) Quel paradoxe ? Dans son livre Gérard Guerrier part à la rencontre des sportifs de l’extrême pour leur poser une question toute simple : Avez-vous peur ? La réponse est toujours oui…mais… C’est dans ce « mais » que se trouve la réponse à la question sous-jacente : pourquoi vous lancez-vous tous ces défis, si vous avez peur ? Vous nous dites tous que vous vous préparez consciencieusement, tant moralement que physiquement, à affronter le danger et que vous prenez le minimum de risque.  La solution appartient aux limites de chacun. Vous trouverez toutes leurs réactions dans ce livre, y compris des réponses très personnelles. C’est, je pense, tout l’intérêt de cet ouvrage.
Je crois aussi que j’ai trouvé ma motivation et peut être celle de Gérard Guerrier entre les lignes de ce livre. Quand il fait le parallèle entre l’écriture « extrême » et la pratique du sport « extrême », il parle d’instants de plaisir. Quand le stylo « écrit tout seul » l’intrigue de son roman et quand on grimpe en solitaire une face ardue, c’est le même plaisir. Je revoie la joie des personnages du polar d’Yves Ballu dans Mourir à Chamonix quand ils montent les Drus au rythme d’une musique de Bach. Je n’ai jamais escaladé une montagne, mais j’ai ressenti cette sensation de félicité en racontant une fiction, sortie de mon imagination. Et je sais que ressentir cette émotion intense est très « jouissif ». Elle demande en tout cas beaucoup de « sueur » à taper sur son clavier, avant d’arriver à la ressentir. C’est sûrement ce que recherche aussi l’auteur de ce livre. Lui connait le plaisir d’affronter le danger « extrême » et, en écrivant ses livres, Gérard Guerrier est constamment à la recherche de cette même sensation pour pouvoir la partager…pour notre plus grand plaisir.

Claude Muller

Autour du Mont-Blanc en Images

Carnet d’un peintre autour du Mont-Blanc

Qui n’a pas imaginé randonner autour du Mont Blanc pour le voir sous toutes ses faces ? Marie Paule Roc vous propose de réaliser ce rêve à sa manière, tout en images. Avec elle, vous découvrirez les somptueux paysages de son carnet de bord. Il est constitué de 64 aquarelles peintes tout en finesse.

Je vous avais déjà présenté son travail dans Peinture en Montagne, mais aujourd’hui, c’est un autre voyage auquel elle vous invite. Dans son nouvel album, vous partirez du Brévent pour vous rendre sur les rives du somptueux Lac Blanc. Depuis ce belvédère, vous observerez toute la chaine du Mont Blanc. En réalité, c’est un paysage inoubliable qui s’offrira à vous. Dans ces aquarelles, il devient fantastique. Puis, d’étapes en refuges, vous irez sur la mer de glace, face aux Drus, et là vous succomberez devant ce spectacle mythique.

Au fil des pages, lacs, montagnes, vallées, chalets, fleurs, marmottes… toutes ces images bucoliques vous émerveilleront par leur beauté magique. Vous franchirez les frontières Italiennes et Suisses sans frémir tant vous serez sous le charme de ces dessins mirifiques.  Son pinceau se fait léger quand il rencontre tantôt un épilobe, tantôt un lac de montagne.

Là, c’est une chapelle qui la séduit, elle s’anime, le village s’égaye. Ici le glacier brille et les sommets chantent.

Ils semblent tous se réjouir d’apparaitre sous la plume ensoleillée de cette artiste.

††Claude Muller