Festival Berlioz , que la fête commence.

Pour découvrir et comprendre la musique de ce jeune compositeur, le Festival Berlioz nous a emmené 150 ans en arrière à une Grande Fête des Moissons. Elle nous a plongé dans cette ambiance rurale qui a tant inspiré ce jeune rêveur. C’est au pied du Plateau de Chambaran, au cœur de la plaine de la Bièvre qu’il a puisé la sève qui a nourri, sa vie entière, son imagination. Et c’est là, à Saint Pierre de Bressieux que nous avons découvert le village des Georges Antonin dans lequel ces passionnés d’histoire ont reconstitué pour nous l’ambiance de l’époque, avec ses habitants et commerçants costumés, ses saynètes de la vie quotidienne, ses écoliers et ses artisans au travail…
Ils pétrissent et cuisent le pain, mondent et pressent l’huile de noix, forgent leurs outils, tournent le bois… ses sabotiers, ses couturières, ses vanniers, ses peintres, ses paysans… Et puis, tout naturellement, la fanfare des Violons du Rigodon nous a initié aux danses de l’époque. Partager les métiers d’autrefois, danser et chanter des ritournelles du XIXème nous a baigné dans cette atmosphère campagnarde, source de toute la musique d’Hector Berlioz.
Et comme avec lui, tout fini toujours par une fête éphémère, nous avons pu danser au grand bal « contrebandier » avec les « Corsaires Rouges… » et assister à un feu d’artifice extraordinaire, lancé au creux de cette vallée « fantastique ».
Et maintenant, place à la musique avec un programme, concocté par le maestro Bruno Messina, à la hauteur des 150 ans d’Hector Berlioz.
Claude Muller

Sacré Berlioz

« Sacré Berlioz ! » Ce sont les mots choisis par son directeur, Bruno Messina, pour décrire la nouvelle édition (2018) de ce fantastique festival.
Ce mélomane rajoute avec enthousiasme : » Berlioz est un romantique qui a mis en musique l’amour et la passion comme nul autre avant lui. Berlioz est un visionnaire qui a participé à inventer les festivals, les concerts spectaculaires et l’orchestre moderne. Berlioz est un journaliste, un voyageur, un écrivain, un Européen avant l’heure. Mais Berlioz est aussi un enfant de La Côte-Saint-André qui adorait les fêtes de son village, la célébration des moissons, les sonneries de cloches et les chants des processions… »
Alors, comme promis ce festival commencera par une fête au village. C’est dans cette « vaste plaine, riche, dorée, verdoyante » à la majesté rêveuse, comme l’écrivait si bien Berlioz que s’ouvriront les réjouissances. Suivront quinze jours de concerts de musique sacrée et de sacrées musiques. Quinze jours d’émotions, de fête et de découvertes pour tous, petits et grands, connaisseurs ou curieux.

Quinze jours de passion et de mise en lumière des mots de Berlioz : « l’amour et la musique sont les deux ailes de l’âme ». Le programme est riche, varié, grandiose, populaire, éclectique, joyeux, exigeant… Il vous surprendra tous. Les paysages de la Bièvre s’éclaireront comme par magie, les grands chefs s’enrichiront au contact du public, les musiciens se sublimeront au sein de cette ambiance festive, si bien que nous nous délecterons tous de tant de partage musical.
Et cerise sur le gâteau, comme la ministre de la culture a chargé Bruno Messina de préparer les célébrations du cent-cinquantième anniversaire de la mort d’Hector Berlioz (8 mars 1869), nous serons aux premières loges pour fêter cette année et surtout l’année prochaine, ce compositeur génial…
Claude Muller

Pas un jour sans musique

Pas un jour sans musique, tel est le beau pari lancé par le festival Berlioz en ce 150ème anniversaire de la naissance de son idole. Et pour fêter dignement cet évènement, son directeur, le magicien Bruno Messina avait convié ses aficionados à un concert de Noël. Il en a profité pour lancer l’édition 2018. Elle promet. Comme il pense que son compositeur fétiche était un sacré coquin, elle se nommera donc : « Sacré Berlioz ». Tout un programme avec le fabuleux Requiem joué sur des instruments d’époque, la messe solennelle et surtout la « Damnation de Faust » dirigée par le maestro John Eliot Gardiner, le tout sur la colline magique de…La Côte-Saint-André ! Bruno Messina nous donne ensuite rendez-vous pour une surprise en forme de grande fête populaire chez le poète Paul Claudel, au Château de Brangues
Mais, en attendant ces « heureux évènements », chacun a pu apprécier l’aubade de chants de Noël, jouée sur instruments d’époque par le quintette Nulla Dies Sine Musica. Leurs cuivres savamment entretenus ont donné un air de fanfare populaire à ce concert. Pas de gros sons, mais au contraire, des mélodies douces et presque champêtres avec des airs de J. Wade, C.F.X. Gruber et F. Mendelssohn. C’était beau et romantique à souhait. « Douce nuit » jouée avec des instruments du XIXème devient somptueux. Avec « les anges dans nos campagnes », on se surprend à rêver que l’on est dans un film d’amour… Alors, les musiciens nous racontent l’histoire de leurs instruments. Enfin, ils en jouent, avec élégance et décontraction, ce qui donne à ce concert un air de fête…de Noël. Surtout lorsque « Mon beau sapin » sort des bois pour éblouir cet hiver naissant.
Claude Muller

Berlioz en son écrin

Le festival Berlioz ne génère que du bonheur. C’est parfait, ou plutôt « perfect » car cette année son directeur et magicien Bruno Messina a choisi de nous composer un voyage « so british ». Naturellement, il a entraîné avec lui dans ce festival toute la candeur et la fougue de son compositeur romantique fétiche. Et il s’est installé dans le magnifique écrin du château Louis XI à La Côte Saint André pour nous transporter à Londres. Samedi 19 Août 2017, c’est avec Shakespeare que le maestro Francois Xavier Roth nous a emmené en ce beau voyage. Avec le long poème “To be or not to be”, le comédien Daniel Mesguich s’est chargé, avec tout le talent qu’on lui connaît, de nous narrer cette aventure, le chœur Spirito nous a transporté au sein du palais des expositions Londoniens pour nous chanter ce périple avec une immense joie et le Jeune orchestre Européen Hector Berlioz nous a emporté en cette contrée qui nous a tous tant fait rêver.
En 1848, au cours de son séjour anglais Hector Berlioz avait imaginé ce concert Shakespearien, tant son idôle le sublimait : “Son éclair, en m’ouvrant le ciel de l’art avec un fracas sublime, m’en illumina les plus lointaines profondeurs”. Plus d’un siècle et demi plus tard son festival, le festival Berlioz, a réalisé ce concert et de belle manière. Le spectacle fut tour à tour drôle, joyeux, quelquefois acrobatique, toujours surprenant mais surtout très impressionnant. Dans l’écrin de ce château, le son des instruments d’époque était précis, clair et juste. Le rythme se faisait tour à tour calme et limpide et quand il se déchaînait, il nous transportait en d’immenses envolées poétiques. Les musiciens étaient visiblement aux anges pour nous interpréter ces mélodies. Le maestro François Xavier Roth semblait sur un petit nuage tant il vivait “sa” musique de toute son âme. L’émotion que Berlioz avait ressentie, le public la vivait intensément. La joie de participer à un tel concert se lisait sur les visages comme si elle traversait les rangs des spectateurs. Si bien que lorsque le récitant Daniel Mesguich reprenait la parole pour nous emporter vers un autre voyage, le charme opérait immédiatement dans le public. Finalement, je pense que chacun imaginait qu’Hector Berlioz était revenu dans sa ville natale pour rêver avec nous ce concert magique.
Claude Muller

La force bleue de l’été avec Grésiblues

Le festival Grésiblues s’est offert une formidable rampe de lancement à Saint Vincent de Mercuze.

Comme si tout ce que le Grésivaudan comptait de branchés rock, blues, folk et country avait décidé de se rassembler sous la bannière de ces concerts, comme si tous avaient besoin de se libérer, comme si ce festival décuplait leurs énergies. La bière coulait à flot, les frites étaient dorées, l’ambiance était joyeuse et Miss America, le premier groupe à monter sur scène a donné le ton de Grésiblues 2017, il sera joyeux, généreux et créatif !

 

Puis, Laura cox band, accompagné de ce public imaginatif, a confirmé que la force bleue déboulait dans la vallée pour envahir notre été…

Claude Muller

La magie de « Musique dans le Grésivaudan »

La saison des festivals commence à merveille. C’est le Quatuor Arod qui l’annonce à la ronde. En lançant leurs formidables énergies dans les rangs des passionnés de musique de chambre, ces quatre jeunes virtuoses nous ont ouvert à l’écho des sens.
Nous sommes tous entrés en vibration avec la complicité de Haydn, Mendelssohn et Schubert. Harmonie, plaisir de jouer ensemble, joie du partage, c’est à l’unisson de nos émotions qu’ils nous transportent.

Leurs gestes, leurs regards, leurs sourires, leurs fougues nous entraînent hors du temps. Tous les mélomanes vibrent au son de ces partages. La transformation a lieu sous nos yeux. Les spectateurs sont tous entièrement subjugués. Ils vivent un voyage imaginaire au rythme de la musique. Ce sont quatre cordes, quatre histoires, quatre instruments, quatre sentiments, quatre aventures musicales bouleversantes.
Vive l’été.
Claude Muller

Un été de rêve

Avec l’été vient le temps des festivals et des rencontres. Nous allons enfin avoir le loisir de flâner le long des notes de musique à la recherche du bonheur, de fureter entre les lignes pour découvrir un auteur égaré sur une plage, d’échanger des idées au bord des chemins de balade ou de nous bercer au soleil des cimes… L’été, c’est toujours le temps de la rencontre. Avec ce blog, je m’efforce tout au long de l’année de vous faire partager mes découvertes graphiques (Le Trésor de Chartreuse, une BD imaginaire), artistiques (Secrets d’artiste de Marie-Paule Roc, littéraires (« Reconnaissance » de Pierre Péju, Gérard Muller fait couler « Du sang sur les spatules« , La guerre oublié des Alpini de Gérard Guerrier, Naufrage au Mont-Blanc par Yves Ballu), ou scientifiques (Convergence, de Francis Balestra, Un café sciences autour des bactéries, amies et/ou ennemies ?). En été, la musique prend le tempo de mes émotions, alors je vous le partage en espérant vous rencontrer au détour d’une note ou d’un chemin.

Pour commencer, je vous suggère un moment empli de poésie. Musique dans le Grésivaudan, un festival précieux,  propose chaque année de marier la musique de chambre avec le patrimoine. Cet été, ce festival vous a concocté un programme riche en émotions avec des œuvres de Schubert, Beethoven ou encore Brahms. Les plus prometteurs des interprètes se donnent rendez vous chaque été dans cette vallée pour enchanter vos soirées. Que du bonheur…
Avec Grésiblues, vous voyagerez, gratuitement, du 2 au 7 juillet, entre villages et notes pour découvrir que le blues peut prendre de multiples formes pour vous séduire. De la balade au rock, le blues est plus que jamais d’actualité dans le Grésivaudan. De Barraux à Crolles la note bleue enchantera vos nuits d’été.
Il vous faudra monter aux Adrets pour voir du théâtre pentu et des paroles avalancheuses au Festival de l’Arpenteur. Un beau nom pour passer un beau moment riche de réflexion autour de la culture, sous toutes ses formes. En assistant à ces spectacles incongrus, drôles, fantasques, originaux, décalés, mais toujours de belle qualité vous serez émerveillé. Comme un bon repas constitue toujours un beau temps d’échange et qu’en montagne on sait bien vivre, ce festival original se termine toujours par un banquet pantagruélique… Bon appétit.

Saviez-vous que les Rencontres Brel ont décidé de s’appeler désormais : Le Grand Son. C’est pour mieux vous séduire, dirait le loup ! Je vous suggère d’aller cet été vous balader à Saint Pierre de Chartreuse pour confirmer l’adage. La programmation de ce festival à la montagne vous propose de belles surprises. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs, nous ont promis tous les bénévoles (plus de 300 !) qui se démènent pour vous enchanter durant toute cette semaine. Mais surtout, ce festival, qui fêtera cette année ses trente ans, vous réserve de belles surprises. N’est pas le plus important ?

 

En fin d’été, juste avant de reprendre le collier, le festival Berlioz vous a concocté un hold-up digne des plus grandes fêtes de l’été. Ne soyez pas choqué car Hector Berlioz en serait vexé, lui qui n’a cessé au fil de ses notes et de ses concerts de chercher à sortir des chemins battus du conformisme ambiant. Il est même allé chercher la gloire chez les British, c’est vous dire ! C’est ce que le festival Berlioz va vous raconter cette année. Et Bruno Messina (son directeur artistique) de faire un vœux : organiser le « concert Shakespearien » que ce compositeur un peu fou n’avait jamais pu réaliser. Vous en aurez sûrement la surprise… et bien d’autres en cet été de rêve.

Claude Muller