Où se trouve l’âme humaine ?

Les hommes ont-ils une âme ? Où se trouve-t-elle ? Les animaux en possèdent-ils une ? Quand est-elle apparue dans l’évolution de la vie ? Jusqu’à aujourd’hui, toutes les civilisations l’ont cherchée à l’intérieur du corps humain, certaines dans le cœur et d’autres dans le cerveau.  Duncan MacDougall a même cru mesurer sa masse : 21 grammes ! Toutes ces tentatives ont été vaines jusqu’à aujourd’hui. Une part importante de l’humanité pense aujourd’hui qu’elle n’existe pas, et que nous ne sommes en fait que des algorithmes biologiques. L’autre partie s’accroche aux religions, au sens large du terme, pour justifier leur croyance en l’existence d’une âme immatérielle.
Gérard Muller, auteur du roman « L’âme de la fontaine étourdie », a imaginé un autre scénario : l’âme se trouverait dans un champ quantique, et donc à l’extérieur de notre corps. Ce champ de particules inconnues, qu’il nomme soul particles, serait répandu dans tous le cosmos, à l’instar de tous les champs quantiques. L’information contenue dans ce champ pourrait être déformée par les fortes émotions ressenties par les hommes au moment de leur mort, et rester ainsi gravée à jamais au sein de celui-ci. Cette déformation constituerait ainsi les âmes des défunts. Celles-ci pourraient donc communiquer entre elles par intrication quantique, et entrer en relation avec certains vivants à l’aide d’intercesseurs. Cette hypothèse permet de répondre à toutes les questions posées au début de cet article :
Où se trouve-t-elle ? Dans ce fameux champ.
Les animaux en possèdent-ils une ? Oui, tous ceux qui ressentent des émotions. L’auteur envisage que même les arbres puissent en posséder une.
Quand est-elle apparue ? Depuis la création de l’univers. Par contre, seule une vie douée de sensibilité peut influencer ce champ. Et donc, l’âme est apparue avec la vie sensible.
La théorie développée dans le livre permet aussi de comprendre le pouvoir de certains chamanes et autres medium qui seraient ainsi en contact avec les esprits.
Afin d’illustrer son propos de façon agréable et romanesque, Gérard Muller a alors imaginé le synopsis suivant : Une jeune archéologue française, spécialiste des gravures rupestres, arrive en Namibie pour une campagne de fouilles. Là, elle rencontre un collègue dont le père est bushman, et qui possède des dons chamaniques. Il découvre tout de suite en elle des qualités de spiritisme et, ensemble, ils vont aller à la quête d’une communication avec les morts. Pour les aider, un spécialiste de la physique quantique va tenter d’expliquer ce lien entre les vivants et les morts, à partir des éléments donnés par l’âme d’un bushman mort il y a 5000 an avec lequel ils ont établi un contact. Mais un meurtre au sein de l’équipe vient remettre en question leur travail. Soudain, Twyfelfontein, la mystérieuse « fontaine étourdie », décide de ne plus offrir son eau : les heures sont comptées dans ce désert aride pour élucider cet assassinat, clé pour savoir si les vivants peuvent parler impunément aux morts. Le livre se termine par un message écologique envoyé par les âmes aux vivants : prenez à bras-le-corps le problème du réchauffement climatique, sinon nous agirons en conséquence.
L’objectif de l’auteur de ce roman n’est pas de développer une thèse sur le sujet ou de faire un quelconque prosélytisme en faveur de telle ou telle religion, ou de tel mouvement de pensée. Gérard Muller essaye juste d’émettre une hypothèse originale qui, à sa connaissance, n’a jamais été exposée. Elle pourrait donner en outre une explication à la plupart des phénomènes paranormaux qui ont toujours intrigué les hommes. Entre le roman policier et le roman de fiction, « L’âme de la fontaine étourdie » propose au lecteur un voyage plaisant pour explorer la Namibie en même temps que les recoins les plus reculés de la conscience humaine.
Claude Muller

Berlioz, un génie tourmenté

Cette année, nous commémorons le 150ème anniversaire de la disparition d’Hector Berlioz. Qui de mieux que Bruno Messina pour organiser cet événement ? Il dirige le festival Berlioz de la Côte Saint André (la ville natale de l’artiste) et connait parfaitement l’œuvre de ce génial compositeur français. Mais, avant toutes ces festivités, il fallait un ouvrage de référence (Berlioz paru aux Editions Actes Sud) afin de raconter les aventures de ce créateur dont l’œuvre est restée méconnue du grand public. Qui de mieux que Bruno Messina pour nous entrainer sur les chemins tortueux empruntés par ce jeune compositeur.
L’auteur de ce livre nous raconte avec humour et joie comment dès l’enfance les fêtes et bals du Dauphiné ont tissé les racines musicales de cet éternel voyageur, comment le jeune Hector voit apparaitre Estelle, sa première étoile, dont il restera amoureux toute sa vie… comment Paris va l’engloutir, comment l’Opéra va le sauver… Comment cet autodidacte est heureux lorsqu’il écrit sa Messe solennelle. Enfin le succès : « être compositeur est tout ce qu’il voulait », nous raconte Bruno Messina avec bonheur.
Alors, Berlioz continue son apprentissage en se pliant maladroitement aux règles du conservatoire mais son goût de l’aventure l’emporte lorsqu’il affirme que « la musique est émancipée, libre. Elle fait ce qu’elle veut. »  Comme son créateur, semble ajouter Bruno Messina. Berlioz espère longtemps le prix de Rome et lorsqu’il le reçoit enfin, l’éternel insatisfait déserte Rome. Il pense à sa muse Estelle et espère trouver l’amour avec Juliette, Ophélie puis Rosaline mais c’est Harriet, la comédienne, qui l’émerveille et c’est pour la conquérir qu’il voit tout ce que Paris compte de talents : Delacroix, Hugo, Musset, Devéria, Vigny, Nerval et même Dumas. Avec eux, Berlioz découvre Hamlet de William Shakespeare et c’est un choc. Ce dramaturge lui inspire de grandes œuvres. Mais comme jamais rien n’est prévisible avec Berlioz, il aime Pauline, Camille et se prend de passion pour Beethoven en pensant que « L’amour et la musique sont indissociables ». Ce compositeur lui montrera le chemin du Romantisme. Et la Symphonie fantastique sera le premier véritable succès de Berlioz. Il écrit : « La musique est l’art d’émouvoir par des sons les êtres sensibles, intelligents, instruits et doués d’imagination ». Bruno Messina continue à nous raconter ainsi, avec des mots simples, des idées à la portée de tous, son Berlioz. Au fil des lignes, le compositeur nous devient familier, tendre et fantastique, comme si, à notre tour, nous tombions amoureux de ce personnage extraordinaire. La fin de vie de ce musicien tourmenté sera plus heureuse, il compose de nombreuses pièces (Les Nuits d’été, La Damnation de Faust…) et voyage dans toute l’Europe où il vogue de succès en succès si bien que sa renommée sera finalement plus importante en Allemagne, en Angleterre ou en Russie qu’en France. Bruno Messina finit son roman par un portrait plein d’espoir : « Berlioz le musicien, l’écrivain, l’artiste, l’amoureux, le rêveur, est tout autant un romantique construit dans une culture classique, qu’un homme de son temps : fasciné par la science, la vitesse et intéressé par les inventions musicales. » Gageons que cette année de concerts et de festivités autour de son œuvre donnera enfin à ce génie français de la composition la consécration qu’il mérite.
Claude Muller

Café littéraire du Grésivaudan avec Alain Spalanzani

Un café sciences ? un café littéraire ? ou un café historique ? Ce sera tout cela à la fois, mais aussi un café économique tant le livre  d’Alain Spalanzani est complet. Il nous pose une question essentielle pour notre devenir : est-ce que le célèbre triptyque Grenoblois « Université, Recherche et Industrie » fonctionne toujours ? » Son auteur nous montre qu’avec le temps, il a été supplanté avec bonheur par la notion de fabrique à « startups ». Mais, est-ce la bonne solution ? Pour répondre et essayer de comprendre cette symbiose, l’historien cèdera la place à l’économiste. Dans ce livre, il décrit très précisément tous les leviers qui se mettent en place pour que ces « jeunes pousses à fort potentiel » trouvent le chemin de la croissance économique. Car ce seront elles les entreprises du futur. Vous le comprendrez vite, Alain Spalanzani éclairera notre lanterne sur le chemin suivi par la fée électricité, les nanotechnologies ou Innovallée pour semer la créativité dans l’histoire industrielle du Grésivaudan et de la région de Grenoble.
Claude Muller

Un Monde de Chevaux

En ouvrant le grand livre de Bob Langrish, Un MONDE de CHEVAUX, paru aux Éditions Glénat, j’ai immédiatement retrouvé mon univers d’adolescent, amoureux des chevaux. Ses magnifiques photos m’ont donné à rêver de grands espaces, de liberté, de couleurs chatoyantes et de complicité avec cet animal si attachant. Les chevaux sont les vedettes, que dis-je, les stars de cet ouvrage. Tous sont en liberté et photographiés dans leur univers. Tous sont mis en valeur par leur pelage, leur crinière ou leur robe. En un mot, tous sont majestueux.
Bob Langrish a su capter leurs âmes à travers leurs regards, leurs mouvements ou leurs courses au sein de leurs espaces naturels…
La force de ces images tient aussi aux magnifiques paysages dans lesquels ces équidés évoluent librement. Que ce soit dans une prairie anglaise, un désert de sable, un champ de fleurs, sur une montagne escarpée ou au bord d’un océan lointain, on sent, à travers ces images, tout l’amour du photographe pour ces animaux de prédilection. Il a couru le monde pour aller à leur rencontre.

J’en ai compté plus de trois cents dans cet ouvrage. C’est leur différence qui a aiguisé ma curiosité. Mais c’est naturellement que nous faisons connaissance avec chacun d’entre eux grâce à la légende illustrant chaque image. La plume de Jane Holderness-Roddam nous donne leurs caractéristiques physiques, leurs provenances mais aussi leurs personnalités parfois si différentes. Elle nous raconte surtout de très nombreuses anecdotes de prises de vues, qu’elles soient périlleuses ou cocasses, elles sont toujours charmantes. Si bien que tous ces chevaux deviennent familiers.
En refermant ce livre, chacun pourra se dire qu’il a trouvé entre ses pages de nombreux nouveaux amis.
Claude Muller

Gaspard de la Meije, un héros moderne

Le livre d’Isabelle Scheibli, Le roman de Gaspard de la Meije (Editions Glénat), nous brosse un portrait fleuri de la vallée du Vénéon et du village de Saint Christophe à la fin du 19ème siècle. Son auteure nous raconte avec les mots de ces montagnards, la vie dans cette vallée isolée par l’hiver. Gaspard, le chasseur de chamois est une force de la nature mais ce paysan peine à trouver sa place dans cette vie en quasi autarcie. C’est un homme digne, fier de sa montagne qu’il nomme Le Bec des Peignes. Je ne résiste pas à l’envie de publier quelques extraits de ce texte tant ses mots racontent à merveille ce rude pays : « Qu’il est beau cet Oisans…vu de haut. Il est une chose que Gaspard regarde plus qu’une autre. C’est tous ces chemins que les hommes ont tracés là en dessous, qui se tordent dans la montagne. Ça fait comme des fils qui courent le long des pentes immenses. C’est les traces de ceux d’en bas, de leurs cheminements, du labeur et de la peine qu’ils ont pris toute leur vie durant, comme des fourmis. Tout est dessiné sur ces versants, comme une grande écriture pleine de boucles, mais les traits sont si fins, si minces que Gaspard en a les larmes aux yeux. Car il voit bien comme ils sont petits à coté de cette montagne, et comme il est facile pour elle d’effacer tout ce travail qu’ils ont fait, agrippés contre son flanc. » Mais, il l’aime cette montagne, sa montagne, si bien que lorsque des chamoniards veulent la conquérir depuis La Grave, il se rebiffe. Ce n’est pas un étranger qui sera le premier à la dominer, même s’il s’appelle Henry Duhamel et qu’il est du Club Alpin Français. Alors, Gaspard s’obstine et cherche toutes les voies possibles pour grimper là-haut. Lorsque le jeune et sympathique Baron Emmanuel Boileau de Castelnau lui demande de lui servir de guide, il y voit le moyen d’accomplir son destin. Mais « la chose n’est pas aisée », comme il dit en observant La Meije depuis La Grave. Ici, « elle ne ressemble pas au Bec des Peignes, on a peine à croire que c’est son envers. Gaspard comprend pourquoi cette montagne qui est une seule et même, porte deux noms. C’est une cime brillante, belle comme une femme. Elle a quelque chose de précieux avec cette nappe de glaciers tout blancs qui l’entoure à la façon d’une robe. Elle éblouit, là-haut, sur le bleu du ciel, et Gaspard se laisse charmer par elle. La tête lui tourne un peu. Et il voit que cette face est féminine, tandis que l’autre côté est masculin. Là-bas, c’est une force sauvage qui se lance vers l’azur, sur le versant de la Bérarde. » Et Gaspard la vaincra cette rude montagne. Il y mettra toute sa force, utilisera toutes les ruses, prendra tous les risques, osera toutes les facéties, imaginera toutes les techniques pour passer là où tous avaient renoncé. Il a été un précurseur de l’alpinisme moderne. C’est aussi en cela que Gaspard de la Meije est un héros. Ce livre va bien au-delà du portrait d’un homme exceptionnel, il peint par petites touches impressionnistes un tableau de ce paysage « divin ».
Claude Muller

Le Grésivaudan et la Région de Grenoble Terres d’innovations. Un livre d’Alain Spalanzani

Nourrissant l’histoire avec sa vision d’économiste, Alain Spalanzani nous raconte, de son regard singulier, les aventures scientifiques et industrielles du Grésivaudan et de la région de Grenoble, Terres d’Innovations (Éditions Claude Muller). En quatre chapitres passionnants et très documentés, il nous montre comment l’innovation a poussé sur ces terres fertiles. A travers des portraits originaux, chacun pourra découvrir tous les liens tissés au fil du temps par les inventeurs, les chercheurs, les entrepreneurs ou les ingénieurs « géniaux ». Nous découvrirons et comprendrons, en lisant ce livre, les traces que ces créateurs ont laissées sur ce territoire.

Nous nous passionnerons tous pour tel personnage ou telle invention issue de ces aventures.  Et tous, vous vous poserez la même question : C’est ça l’ADN grenoblois ?  Est-ce que le célèbre triptyque Université, Recherche et Industrie fonctionne toujours ? Alain Spalanzani nous montre qu’avec le temps, il a été supplanté avec bonheur par la notion de fabrique à « startups ». Elles préfèrent, pour faire tourner le moteur de l’écosystème local, la coopération entre les entreprises, les collectivités locales et les chercheurs. Mais, est-ce la bonne solution ?

Pour répondre et essayer de comprendre cette symbiose, l’historien cède la place à l’économiste. Il décrit très précisément tous les leviers qui se mettent en place pour que ces « jeunes pousses à fort potentiel » trouvent le chemin de la croissance économique. Ce seront elles les entreprises du futur ! Vous l’avez compris, ce livre éclaire notre lanterne sur le chemin suivi par la fée électricité, les nanotechnologies ou Innovallée pour semer la créativité dans l’histoire industrielle du Grésivaudan et de la région de Grenoble.

Claude Muller

Vous trouverez ce livre dans les librairies du Grésivaudan et de Grenoble
Bel Isère à Pontcharra
http://www.belysere.com/

Librairie du Grésivaudan à Crolles
https://www.lalibrairiedugresivaudan.com/

Librairie Tuliquoi à Allevard
www.librairie-tuliquoi-38allevard.fr/

Libraire du Square 2 place Docteur Léon Martin 38000 Grenoble
http://www.librairielesquare.com/

Vous pouvez aussi commander ce livre par mail au prix de 16€ (plus frais de port)
claude-muller38@orange.fr

Venise sur les pas de Casanova

Avec sa fabuleuse exposition « Venise sur les pas de Casanova », Jacques Glénat nous prouve, s’il en était encore besoin, que la bande dessinée a gagné ses galons de 9ème art.

Dans le magnifique couvent Sainte-Cécile, siège de sa fondation, il a accroché presque côte à côte, une collection de peintures italiennes de Venise au XVIIIème siècle et les œuvres de huit célèbres dessinateurs de BD.

Le voyage est impressionnant.

Trois siècles d’images en un seul regard. Les tableaux et les BD se racontent et se répondent en éclairant la « Sérénissime » d’un jour nouveau.

Pour pimenter ce voyage pictural, Jacques Glénat a invité ces huit artistes à se lancer sur les traces du célèbre aventurier vénitien Giacomo Casanova. Chacun à sa manière. François Avril, Griffo, Miles Hyman, Kim Jung Gi, Tanino Liberatore, Loustral, Mino Manara et Zep ont découvert la face cachée de cette cité aux mille visages.

En se lançant, souvent à l’aube, dans ses ruelles ténébreuses, sous ses canaux obscurs, dans ses palais mystérieux, ils nous font partager leurs regards parfois facétieux, quelquefois lubriques mais toujours curieux sur cette lagune mythique. Il faut dire que leur guide, l’intrigant libertin Casanova les y aide bien. Cet aventurier qui fut tour à tour diplomate, violoniste, espion, bibliothécaire et écrivain est surtout reconnu comme un sacré séducteur.

« J’ai aimé les femmes à la folie, mais je leur ai toujours préféré ma liberté ».

 

Je vous invite à partir à la rencontre de ces images de la cité des Doges. Elles vous permettront de renouer avec le fil magique de la grâce.
Claude Muller