Un voyage mémorable en Musique dans le Grésivaudan

Beau succès pour le Trio Wanderer au Fort Barraux. Le Festival Musique dans le Grésivaudan a réussi son pari. Il a rempli cette magnifique salle.
Le public des mélomanes a non seulement répondu présent à cette belle affiche mais aussi de nombreux jeunes sont venus assister à leur premier concert. Tous ont passé une belle soirée car les trois musiciens nous ont régalé de leur virtuosité. Ils ont interprété le « Trio des Esprits » de Ludwig van Beethoven avec une maestria audacieuse. Le violon répondant au piano avec bonheur et le violoncelle réagissant à leurs mélodies avec joie. Les « Lettres mêlées », que le jeune compositeur Thierry Escaich nous a offertes, ont donné une touche colorée à ce trio un peu…austère. Et c’est avec la musique de Johannes Brahms que cet ensemble a pu donner toute la mesure de son talent. Le public les a suivi dans leur délire romantique et c’est toute la salle Vaudan qui a vibré de plaisir…
Claude Muller

La magie de « Musique dans le Grésivaudan »

La saison des festivals commence à merveille. C’est le Quatuor Arod qui l’annonce à la ronde. En lançant leurs formidables énergies dans les rangs des passionnés de musique de chambre, ces quatre jeunes virtuoses nous ont ouvert à l’écho des sens.
Nous sommes tous entrés en vibration avec la complicité de Haydn, Mendelssohn et Schubert. Harmonie, plaisir de jouer ensemble, joie du partage, c’est à l’unisson de nos émotions qu’ils nous transportent.

Leurs gestes, leurs regards, leurs sourires, leurs fougues nous entraînent hors du temps. Tous les mélomanes vibrent au son de ces partages. La transformation a lieu sous nos yeux. Les spectateurs sont tous entièrement subjugués. Ils vivent un voyage imaginaire au rythme de la musique. Ce sont quatre cordes, quatre histoires, quatre instruments, quatre sentiments, quatre aventures musicales bouleversantes.
Vive l’été.
Claude Muller

Un été de rêve

Avec l’été vient le temps des festivals et des rencontres. Nous allons enfin avoir le loisir de flâner le long des notes de musique à la recherche du bonheur, de fureter entre les lignes pour découvrir un auteur égaré sur une plage, d’échanger des idées au bord des chemins de balade ou de nous bercer au soleil des cimes… L’été, c’est toujours le temps de la rencontre. Avec ce blog, je m’efforce tout au long de l’année de vous faire partager mes découvertes graphiques (Le Trésor de Chartreuse, une BD imaginaire), artistiques (Secrets d’artiste de Marie-Paule Roc, littéraires (« Reconnaissance » de Pierre Péju, Gérard Muller fait couler « Du sang sur les spatules« , La guerre oublié des Alpini de Gérard Guerrier, Naufrage au Mont-Blanc par Yves Ballu), ou scientifiques (Convergence, de Francis Balestra, Un café sciences autour des bactéries, amies et/ou ennemies ?). En été, la musique prend le tempo de mes émotions, alors je vous le partage en espérant vous rencontrer au détour d’une note ou d’un chemin.

Pour commencer, je vous suggère un moment empli de poésie. Musique dans le Grésivaudan, un festival précieux,  propose chaque année de marier la musique de chambre avec le patrimoine. Cet été, ce festival vous a concocté un programme riche en émotions avec des œuvres de Schubert, Beethoven ou encore Brahms. Les plus prometteurs des interprètes se donnent rendez vous chaque été dans cette vallée pour enchanter vos soirées. Que du bonheur…
Avec Grésiblues, vous voyagerez, gratuitement, du 2 au 7 juillet, entre villages et notes pour découvrir que le blues peut prendre de multiples formes pour vous séduire. De la balade au rock, le blues est plus que jamais d’actualité dans le Grésivaudan. De Barraux à Crolles la note bleue enchantera vos nuits d’été.
Il vous faudra monter aux Adrets pour voir du théâtre pentu et des paroles avalancheuses au Festival de l’Arpenteur. Un beau nom pour passer un beau moment riche de réflexion autour de la culture, sous toutes ses formes. En assistant à ces spectacles incongrus, drôles, fantasques, originaux, décalés, mais toujours de belle qualité vous serez émerveillé. Comme un bon repas constitue toujours un beau temps d’échange et qu’en montagne on sait bien vivre, ce festival original se termine toujours par un banquet pantagruélique… Bon appétit.

Saviez-vous que les Rencontres Brel ont décidé de s’appeler désormais : Le Grand Son. C’est pour mieux vous séduire, dirait le loup ! Je vous suggère d’aller cet été vous balader à Saint Pierre de Chartreuse pour confirmer l’adage. La programmation de ce festival à la montagne vous propose de belles surprises. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs, nous ont promis tous les bénévoles (plus de 300 !) qui se démènent pour vous enchanter durant toute cette semaine. Mais surtout, ce festival, qui fêtera cette année ses trente ans, vous réserve de belles surprises. N’est pas le plus important ?

 

En fin d’été, juste avant de reprendre le collier, le festival Berlioz vous a concocté un hold-up digne des plus grandes fêtes de l’été. Ne soyez pas choqué car Hector Berlioz en serait vexé, lui qui n’a cessé au fil de ses notes et de ses concerts de chercher à sortir des chemins battus du conformisme ambiant. Il est même allé chercher la gloire chez les British, c’est vous dire ! C’est ce que le festival Berlioz va vous raconter cette année. Et Bruno Messina (son directeur artistique) de faire un vœux : organiser le « concert Shakespearien » que ce compositeur un peu fou n’avait jamais pu réaliser. Vous en aurez sûrement la surprise… et bien d’autres en cet été de rêve.

Claude Muller

Musique dans le Grésivaudan, un festival précieux

Nous avons peu d’occasion dans notre belle vallée d’écouter un concert de musique dite « classique ». Pourtant, chaque année depuis 26 ans, c’est un véritable bonheur que de retrouver le festival de « Musique dans le Grésivaudan ». Avec ses airs doux et tendres, il marque toujours l’arrivée des beaux jours. Cette année, du 28 juin au 6 juillet et plus que jamais il mérite que l’on s’y arrête car son programme est de belle facture. Jugez-en plutôt ici Voir, écouter un concert de musique de chambre dans une salle de spectacle, une église ou un espace scénique est une expérience que je vous conseille de vivre. Je suis certain que l’émotion sera au rendez-vous et que vous en sortirez ravis. C’est d’abord le spectacle qui vous impressionnera. Observer un artiste jouer du violon, du piano ou de la clarinette est une aventure étonnante tant elle vous procure de plaisir intérieur.
Dès que vous serez entré dans ce spectacle et que vos yeux en seront émerveillés, votre oreille sera à son tour attirée par les mélodies. C’est là que la magie opérera. Votre rêve pourra commencer. Il vous emportera dans des pays imaginaires que vous seul connaissez. Mais, pour vivre ces moments forts de partage, il faut oser suivre ce chemin artistique et vaincre ses a priori sur la musique classique. Osez faire le premier pas, vous en reviendrez transformé.
Ce festival vous en donne l’opportunité, ne la ratez pas, ça serait dommage…
Claude Muller

L’épopée de Musique dans le Grésivaudan

Musique dans le GresivaudanLa formidable épopée de Musique dans le Grésivaudan poursuit sa route ! Et de belle manière ! Cette année, ce festival de musique de chambre a réussi l’exploit de sFrançois Salquee renouveler tout en gardant son âme. Ce printemps des sens est symbolisé par le magnifique concert donné en l’église de la Terrasse. Le violoncelliste François Salque et son complice le guitariste Pierre Perchaud, qui ont remplacé au pied levé la pianiste Laure Colladant, ont su profiter de cette belle opportunité pour nous donner un concert flamboyant, moderne et même jubilatoire. Que du bonheur ! Le programme officiel était alléchant : « Du classique, ils ont cultivé le panache et la rigueur, des musiques du monde ils ont nourri leur imaginaire, du jazz ils ont développé l’envoûtement des rythmes et des palettes François Salque et Pierre Perchaudsonores ! » La réalité a dépassé, et de loin, l’espérance. Chacun a pu « voguer » à son gré dans son imaginaire en écoutant ses deux virtuoses nous emporter vers les espaces inexplorés en ces terres imaginaires du Grésivaudan. Ces artistes étaient si proches que nous avons pu voir, écouter et peut être participer, à la création des chefs d’œuvres d’Astor Piazolla ou de Stéphane Grappelli, entre autres..

François Salque et Pierre Perchaud 650

Puis, le Quatuor Arod nous a enchanté en l’église de Montbonnot, tant la joie de vivre se dégageait de ses quatre jeunes musiciens. Ils semblaient tellement heureux de jouer ensemble qu’ils transcendaient nos sens avec une belle connivence. Un magnifique équilibre s’est installé sous cette nef.
Quatuor Arod 650Il a bouleversé nos cœurs et nos âmes, tant il nous a donné confiance en ces instants magiques. Les sourires illuminaient le visage des spectateurs devant le spectacle presque chantant et dansant que nous a offert ces quatre artistes avec Jordan Victoria 1er violon du Quatuor Arod 250leurs instruments à cordes. Wolfgang-Amadeus Mozart et Joseph Haydn étaient au menu de ce récital. Le voyage fût magnifique, l’histoire belle. Nous en étions tous heureux.
En fin de soirée, on a presque dansé sur les ritournelles facétieuses de Maurice Ravel. Chacun a décollé vers des espaces inconnus proches de ses rêves et tous ont célébré la joie de pouvoir accueillir en son sein de tels poètes.
Public à l'Entracte Quatuor Arod  eglise Montbonnot 200

Puis à la fin des concerts, chacun a pu se dire que Musique dans le Grésivaudan a gagné son pari, celui de la modernité de la musique de chambre, de la diversité des sens et surtout celui de la joie du public. Et tous sont heureux car ces gageures étaient grandes et riches de promesses pour ce festival. Avec cette édition, il a su retrouver une nouvelle jeunesse.

Claude Muller

Musique dans le Grésivaudan, enthousiasmant !

Musique dans le Grésivaudan

Trio KARENINE 150Racha ARODAKY Peut-on dire d’un festival qu’il est comme un grand vin ? « C’est un bon millésime ».

En tout cas, c’est ce que disent tous les fidèles. « La cuvée 2014 de Musique en Grésivaudan est exceptionnelle ».

Quatuor StradaSi l’on en juge par le concert de clôture de ce festival, à n’en pas douter, c’est un véritable nectar que les musiciens du Quatuor Strada nous ont offert.
Peut-on comparer un concert à une toile de maître ? Je l’espère ; en tout cas, c’est un chef d’œuvre de l’impressionnisme
que nous avons savouré en l’église de Montbonnot. Oser comparer Ludwig van Beethoven à Claude Monet, je ne sais pas si les mélomanes me pardonneront ? Et que diront les critiques d’art ? Et pourtant, mes impressions sont très proches.
Les musiciens procèdent par petites touches, chacun écoute les notes de l’autre, lui répond, le dialogue est permanent entre les concertistes, la connivence est grande sur la scène, tous jouent en oubliant presque leur propre instrument car tous veillent
à l’équilibre et l’homogénéité du son de leur quatuor à corde. Mélodie, amour, rythme, retenue, émotion, spiritualité, profondeur, recueillement… s’installent tour à tour dans la salle.
Quatuor Strada Chaque artiste joue avec son corps, sa tête, son sourire, ses yeux, ses épaules, ses bras évidemment, ses mains bien sûr, mais aussi son torse.. parfois le violoniste se lève presque à l’entame d’un mouvement, tous se donnent entièrement à leur musique. Il est impressionnant de voir
comment Beethoven leur donne l’élan de la vie pour nous transmettre un tel souffle de joie. Perfection de l’instant, plénitude des sens, offrande du temps, harmonie des couleurs… tous ces sentiments nous envahissent.
Quatuor StradaCe soir, j’ai non seulement rencontré l’Art de la composition mais aussi celui de l’interprétation. Merci à tous ceux qui ont rendu ce moment possible, bénévoles, virtuoses, organisateurs, artistes, associatifs, programmateurs…
Claude Muller

Musique dans le Grésivaudan, un cadeau

 Ce festival, c’est un « véritable cadeau » ! Ce sont les mots d’une spectatrice du concert de Musique dans le Grésivaudan à Montbonnot. Que rajouter de plus ? Vous dire que tout au long de ces deux semaines , les salles de concert et les églises étaient pleines, que la musique était belle et que la joie se lisait sur le visages de très nombreux spectateurs ? Oui, c’est important de vous le conter, car lorsque le succès est au rendez-vous cela fait chaud au cœur d’aller à sa rencontre.
Pour cela, j’ai décidé de vous narrer mes petits bonheurs.
Le premier est le spectacle vivant. Voir jouer des artistes sur scène en « direct live », comme on dit, est toujours pour moi, et pour vous je l’espère, un véritable enchantement. Quand c’est un(e) pianiste, un(e) violoniste ou un(e) violoncelliste, il est fascinant de voir les gestes, les danses qu’effectuent ces virtuoses pour nous partager leurs passions. Mais quand c’est une cantatrice, je vous avoue que je tombe sous le charme. Le son, la musique sont les grands bonheurs que j’ai rencontrés durant ce festival, mais c’est le chant qui m’a définitivement conquis. Les québécois ont une expression pour dire ce sentiment, « Je suis tombé en amour ».
Avant de succomber totalement, je vous donne en partage mes reportages.
Je vous ai déjà raconté mon émotion lors de la soirée d’ouverture de ce festival dans la salle Vauban du Fort Barraux.
Le second concert est ancré dans ma mémoire. La petite église de Lumbin, tel un écrin, accueillait Laure Colladant avec son piano-forte et la cantatrice Amaya Dominguez avec sa voix chaude et sensuelle. Les deux se sont entendues à merveille pour nous faire vibrer sur les notes de Schubert, Chopin et Schumann. Laure Colladant a su mettre sa musique au diapason de la voix d’Amaya Dominguez et la cantatrice à su mettre en valeur les fabuleux sons du piano-forte. Amaya en chantant de tout son cœur et son corps m’a comme transcendé. Le jeu intime, le touché subtil de Laure m’a ému aux larmes. L’ensemble m’a bouleversé.

Vendredi, en l’église de Crolles, le duo piano violoncelle, Anastasia Terenkova, Georgi Anichenko m’a impressionné par sa maîtrise technique. De ce concert, j’ai surtout retenu la fougue, que dis-je l’impétuosité que ce jeune violoncelliste a mis dans son interprétation de l’œuvre poétique de Gaspar Cassado.

Seul, un grand du piano peut se le permettre. Jean-Claude Pennetier est de ceux là. Pour nous, en l’église de Bernin, il a imaginé un dialogue musical entre les préludes de Fauré et de Chopin. L’un se répondant à l’autre…au point que je n’étais plus capable de discerner les œuvres entre elles. J’avoue que ce diadoque imaginaire m’a plutôt séduit.

Dire qu’ils ne se connaissaient pas avant ! Fédor Roudine au violon et Fréderic Vaysse Knitter au piano ont affiché une telle connivence sur la scène de l’église de Montbonnot que c’est à peine croyable. Chacun de rivaliser avec l’autre pour sortir de nouvelles sonorités de leurs instruments si bien que parfois j’avais l’impression d’écouter un orchestre symphonique.

Au programme, il y avait Brahms, Bach et Beethoven. Pour ma part, dans ce concert, je n’ai entendu que des odes à la joie.

On ne pouvait pas mieux clore la saison de Musique dans le Grésivaudan.

Claude Muller

@journaliste et écrivain
http://claudemuller.blog.lemonde.fr/