Des ciseaux à ADN pour quoi faire ?

Pour notre 47ème café sciences, nous avons choisi d’explorer le monde du vivant.  Depuis que nous disposons de ciseaux moléculaires CRISPR-Cas9 capable de couper les brins d’ADN, nous nous posons la question de l’usage de ces fameux « ciseaux » ? Ils peuvent être « géniaux » pour réparer une anomalie génétique mais aussi très dangereux s’ils tombent entre les mains de charlatans… Tout le débat sera là, comment en contrôler l’usage ? Pour comprendre les progrès de la thérapie génique et débattre des limites de l’ingénierie des génomes, nous avons invité Julien Fauré.

Julien Fauré


Il est bien placé pour nous expliquer ces découvertes puisqu’il est Chercheur à l’Institut des Neurosciences de Grenoble (GIN) et Professeur de Génétique Moléculaire, responsable d’un Laboratoire hospitalier de génétique à l’Université Grenoble-Alpes. Nous lui poserons toutes ces questions et lancerons ce débat. Gageons que notre invité nous fera découvrir un monde du « vivant » que nous ne soupçonnons même pas. Pour vous forger une opinion sur ces importantes questions d’éthique, nous vous donnons rendez-vous le mardi 10 mars à 18h30 à la Médiathèque de Crolles. Et pour ceux qui le désirent, nous finirons la soirée en partageant un repas. Claude Muller

L’œil de la nuit de Pierre Péju

Un café littéraire avec Pierre Péju est toujours un évènement. D’abord parce que l’auteur de la Petite Chartreuse est un formidable conteur, ensuite parce que chacun de ses nouveaux romans est une extraordinaire aventure. « L’œil de la nuit » n’échappe pas à cette règle, ce livre nous raconte un « voyage rocambolesque ».

Quelle croissance pour quels emplois ?

Notre 46ème café sciences sera tourné vers l’économie. En ces temps troublés, il nous a paru nécessaire de comprendre ce qui se joue dans l’évolution de notre société. L’économie semble se porter de mieux en mieux. Le chômage diminue, les créations d’entreprises battent des records, l’innovation se porte à merveille, l’investissement progresse et pourtant la grogne sociale s’amplifie.

Qu’est ce qui produit ce paradoxe ? Est-ce dû à la polarisation des emplois, avec d’un côté des jobs hautement qualifiés et d’un autre des postes de travail peu gratifiants ? Est-ce dû à la « précarité » des emplois créés ?

Pour essayer de comprendre ce phénomène et bien d’autres liés à la mutation de notre économie, nous avons invité François Desmoulins-Lebeault. Il est Professeur Associé à l’Ecole de Management de Grenoble.

Nous lui poserons toutes ces questions et bien d’autres. Les nôtres et celles que le public de nos cafés imaginera sûrement. Gageons que notre invité nous fera aussi découvrir d’autres arcanes de la science économique que nous ne soupçonnons même pas. Pour vous forger une opinion sur ces questions complexes, nous vous donnons rendez-vous le mardi 14 janvier à 18h30 à la Médiathèque de Crolles. Et pour ceux qui le désirent, nous finirons la soirée en partageant un repas à La Veyrie de Bernin.

Claude Muller

L’hydrogène, l’énergie du futur

Le 45ème café sciences du Grésivaudan nous dira tout (et même plus !) sur l’hydrogène. Est-ce la source d’énergie de demain ? Les scientifiques imaginent qu’il pourrait avoir de nombreuses applications, notamment dans les domaines des transports. Ce gaz qui est le principal constituant du soleil est une super source d’énergie qui pourrait facilement « propulser » nos voitures individuelles, les transports en commun ou les avions…  Mais comment le maîtriser ? Faut-il utiliser l’électrolyse de l’eau à basse ou à haute température ? Peut-on utiliser des piles à combustible ? Quels sont les matériaux nécessaires pour l’utiliser comme énergie ? Le rendement, la fiabilité, les performances et…le coût ? Mais comment stocker l’hydrogène ? Sous pression cryogénique ou même solide ? Et pour finir… une interrogation essentielle : comment assurer la sécurité des utilisateurs sachant qu’il peut exploser au contact de l’air ?

Ce sont toutes ces questions que nous poserons à nos invités, d’éminents scientifiques grenoblois, ils mènent de nombreuses recherches dans ces domaines. Yann Bultel est Professeur à Grenoble INP et travaille au Laboratoire LEPMI. Quant à Sébastien Rosini, il est Chercheur au CEA de Grenoble.

Nous vous donnons rendez-vous le mardi 15 octobre 2019 à 18h 30 à la Médiathèque de Crolles pour poser toutes ces questions et bien d’autres afin de vous forger une opinion sur les énergies du futur. Et pour ceux qui le désirent, nous finirons la soirée en partageant un repas à La Veyrie de Bernin.
Claude Muller

Un café littéraire ou un café histoire ?

Notre prochain café, le 44ème, sera-t-il un café littéraire ou un café histoire ? Ce sera en tout cas un café inédit tant les passionnantes aventures d’Alfred et Henry Fredet dans le Grésivaudan sont largement méconnues du plus grand nombre. Éric Robert vous racontera cette grandiose épopée industrielle. Elle a largement façonné notre vallée, depuis Brignoud, là où ils avaient installé leur papeterie, mais aussi à Froges, Villard-Bonnot, Tencin, Pontcharra, Allevard, La Ferrière, jusqu’à la vallée de la Romanche avec le barrage du Chambon et le plateau des Petites Roches avec ses sanatoriums et son funiculaire… Notre auteur, qui a écrit ce livre à la demande du Grésivaudan, répondra bien sûr à toutes les questions que cette aventure vous inspire…
Claude Muller

Des robots au milieu des hommes

Les robots envahissent insidieusement notre vie quotidienne. Nous ne cuisinerons bientôt plus, laissant les multi-cuiseurs ménagers le faire à notre place. Nous ne conduirons bientôt plus car nos voitures s’automatisent un peu plus chaque jour. Nous raffolons des caisses automatiques dans nos supermarchés. Pour Noël, le dernier gadget à la mode n’était-il pas une enceinte intelligente prête à commander toutes nos machines, de la cafetière à la télévision en passant par le lave-linge et la chaudière ? Les robots autonomes ne se cantonnent bientôt plus à la réalisation de tâches domestiques, ils deviennent de véritables “compagnons”. Comment allons-nous vivre avec ces objets mobiles et de plus en plus « intelligents » ? Quelle place leur donner dans notre vie ? Sur nos routes ? Dans notre maison ? Ce sont ces questions « urgentes » et bien d’autres que nous poserons à notre invitée, Véronique Aubergé. Pour elle, le risque n’est pas que les robots supplantent l’humain, mais qu’ils le modifient par le simple fait de vivre avec. « Ils s’immiscent dans les relations que nous entretenons les uns avec les autres. Face à lui, nous sommes face à un « autre » qui n’est pas humain, mais auquel on ne peut s’empêcher de prêter des intentions humaines. Si on n’y prend pas garde, il pourrait abîmer les relations entre les hommes. Mais, à l’inverse, il pourrait aussi les reconstruire ». Là est toute la quête de cette chercheuse du CNRS qui travaille au laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG). Elle sera l’invitée du 44ème café sciences du Grésivaudan, le mardi 05 février 2019 à 18h 30 au château de la Veyrie à Bernin.

Claude Muller

Le café de Gérard Guerrier

J’ai découvert Gérard Guerrier avec son roman « L’opéra Alpin », (édition Transboréal) inspiré d’un périple « À pied de la Bavière à Bergame ». J’ai immédiatement été accroché par ce beau texte, tout simplement descriptif de cette aventure. J’ai pensé de cet auteur : « Il écrit bien ». J’ai lu sa biographie, elle est multiple et prestigieuse : enseignant à HEC, ingénieur, accompagnateur en montagne, dirigeant d’entreprise, journaliste, traducteur… Je l’ai rencontré, il est simplement passionnant. J’ai lu son deuxième roman « Alpini, De roc, de neige et de sang » (Édition Glénat), Gérard Guerrier nous y dévoile des talents d’historien, de conteur et aussi de poète. Ce qui m’a plu au point d’avoir envie de partager mes impressions avec les lecteurs de mon blog du Monde. Enfin, lorsque son troisième roman est paru, « Résister, vie et mort d’un maquis de montagne » (Édition Guérin/Paulsen), j’ai immédiatement eu envie de partager ma découverte avec vous sur mon blog et surtout lors d’un café littéraire. Restait à trouver une date, ce qui n’a pas été simple, tellement cet auteur se révèle être aussi un grand voyageur. Je suis heureux de pouvoir enfin vous présenter Gérard Guerrier. Vous allez immédiatement l’adopter et ses livres rejoindront votre table de chevet très prochainement.
Claude Muller

La mémoire des glaces au café sciences du Grésivaudan

Mais quelle mouche a piqué les scientifiques ? Quel peut bien être l’intérêt d’aller forer les glaciers du col du Dôme à 4 300 m d’altitude dans le massif du Mont-Blanc et le glacier Illimani en Bolivie ? Pourquoi aller ensuite stocker ces carottes glaciaire en Antarctique ? N’y a t il déjà pas assez de glace là bas ? Le 42ème café sciences du Grésivaudan vous expliquera que le réchauffement climatique fait peser une menace concrète sur nos glaciers. Leur longueur diminue, leur épaisseur faiblit, la zone d’accumulation de neige rétrécit et malgré quelques efforts pour protéger ce patrimoine mondial, source d’activités touristiques, de services hydrologiques, d’énergie hydroélectrique… le sort de beaucoup d’entre eux est scellé. Or les glaciers renferment en leur sein notre mémoire. Dans ces archives uniques au monde sont préservées une partie de l’histoire du climat et de l’humanité. Les voir fondre, c’est voir disparaître cette mémoire à tout jamais. Devant ce danger, les glaciologues ont entrepris l’idée folle de mettre à l’abri certains d’entre eux pour les générations futures. La glace est le seul matériau capable d’emprisonner dans ses couches annuelles une toute petite fraction de l’atmosphère terrestre mais aussi à peu près tout ce qui s’y trouve, accidents et tests nucléaires, activités solaires, températures, gaz à effet de serre, éruptions volcaniques, pollutions industrielles et domestiques, feux de forêt, bactéries… Toute cette mémoire est enregistrée patiemment au fil des ans dans la stratification des couches annuelles de neige. Ce livre construit page par page est aujourd’hui menacé. Le projet « mémoire de la glace » ambitionne de mettre ce patrimoine naturel en lieu sûr pour les décennies et les siècles à venir, et jusqu’à preuve du contraire, l’antarctique est le congélateur le plus sûr du monde. Il sera, après avoir été le révélateur du fonctionnement de notre climat, le gardien de nos turpitudes. C’est le directeur de recherche du CNRS, Joël Savarino qui viendra nous raconter cette magnifique aventure. Et c’est Anne-Catherine Ohlmann, la Directrice de la Fondation de l’Université Grenoble Alpes, qui viendra nous expliquer dans quelles conditions ces scientifiques ont pu mener à bien leur projet. Ils vous donnent rendez vous le mardi 5 décembre 2017 à 18h 30. C’est à la Médiathèque de Crolles que ce café sciences exceptionnel se déroulera.
Claude Muller

Réparation du Cerveau

En France aujourd’hui, les AVC (Accident Vasculaire Cérébral) représentent la deuxième cause de mortalité et la première cause de handicap. Ils frappent environ 150 000 personnes par an. La majorité de ces accidents neurologiques résultent de l’obstruction d’une artère nourricière du cerveau par un caillot. Le meilleur traitement est une désobstruction en passant par l’artère fémorale. Il nécessite une prise en charge en urgence et une rééducation adaptée. Malgré tout, la majorité des patients conserve souvent des séquelles motrices ou intellectuelles. Depuis les années 2000, un vaste champ de recherche s’est ouvert pour essayer de réparer ces dégâts cérébraux. En injectant des cellules souches directement dans le cerveaux des patients, une équipe américaine a obtenu une amélioration de ces déficits moteurs. Pour Olivier Detante, la thérapie cellulaire pourrait bien devenir une stratégie de choix pour réduire les séquelles des AVC. « Dans les décennies à venir, la médecine régénératrice va amener une révolution dans beaucoup de pathologies chroniques ». C’est ce que ce chercheur en neurosciences nous annoncera au cours de notre prochain rendez-vous le mardi 19 septembre 2017 au Château de la Veyrie à Bernin.
Claude Muller