Un café littéraire ou un café histoire ?

Notre prochain café, le 44ème, sera-t-il un café littéraire ou un café histoire ? Ce sera en tout cas un café inédit tant les passionnantes aventures d’Alfred et Henry Fredet dans le Grésivaudan sont largement méconnues du plus grand nombre. Éric Robert vous racontera cette grandiose épopée industrielle. Elle a largement façonné notre vallée, depuis Brignoud, là où ils avaient installé leur papeterie, mais aussi à Froges, Villard-Bonnot, Tencin, Pontcharra, Allevard, La Ferrière, jusqu’à la vallée de la Romanche avec le barrage du Chambon et le plateau des Petites Roches avec ses sanatoriums et son funiculaire… Notre auteur, qui a écrit ce livre à la demande du Grésivaudan, répondra bien sûr à toutes les questions que cette aventure vous inspire…
Claude Muller

Des robots au milieu des hommes

Les robots envahissent insidieusement notre vie quotidienne. Nous ne cuisinerons bientôt plus, laissant les multi-cuiseurs ménagers le faire à notre place. Nous ne conduirons bientôt plus car nos voitures s’automatisent un peu plus chaque jour. Nous raffolons des caisses automatiques dans nos supermarchés. Pour Noël, le dernier gadget à la mode n’était-il pas une enceinte intelligente prête à commander toutes nos machines, de la cafetière à la télévision en passant par le lave-linge et la chaudière ? Les robots autonomes ne se cantonnent bientôt plus à la réalisation de tâches domestiques, ils deviennent de véritables “compagnons”. Comment allons-nous vivre avec ces objets mobiles et de plus en plus « intelligents » ? Quelle place leur donner dans notre vie ? Sur nos routes ? Dans notre maison ? Ce sont ces questions « urgentes » et bien d’autres que nous poserons à notre invitée, Véronique Aubergé. Pour elle, le risque n’est pas que les robots supplantent l’humain, mais qu’ils le modifient par le simple fait de vivre avec. « Ils s’immiscent dans les relations que nous entretenons les uns avec les autres. Face à lui, nous sommes face à un « autre » qui n’est pas humain, mais auquel on ne peut s’empêcher de prêter des intentions humaines. Si on n’y prend pas garde, il pourrait abîmer les relations entre les hommes. Mais, à l’inverse, il pourrait aussi les reconstruire ». Là est toute la quête de cette chercheuse du CNRS qui travaille au laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG). Elle sera l’invitée du 44ème café sciences du Grésivaudan, le mardi 05 février 2019 à 18h 30 au château de la Veyrie à Bernin.

Claude Muller

Le café de Gérard Guerrier

J’ai découvert Gérard Guerrier avec son roman « L’opéra Alpin », (édition Transboréal) inspiré d’un périple « À pied de la Bavière à Bergame ». J’ai immédiatement été accroché par ce beau texte, tout simplement descriptif de cette aventure. J’ai pensé de cet auteur : « Il écrit bien ». J’ai lu sa biographie, elle est multiple et prestigieuse : enseignant à HEC, ingénieur, accompagnateur en montagne, dirigeant d’entreprise, journaliste, traducteur… Je l’ai rencontré, il est simplement passionnant. J’ai lu son deuxième roman « Alpini, De roc, de neige et de sang » (Édition Glénat), Gérard Guerrier nous y dévoile des talents d’historien, de conteur et aussi de poète. Ce qui m’a plu au point d’avoir envie de partager mes impressions avec les lecteurs de mon blog du Monde. Enfin, lorsque son troisième roman est paru, « Résister, vie et mort d’un maquis de montagne » (Édition Guérin/Paulsen), j’ai immédiatement eu envie de partager ma découverte avec vous sur mon blog et surtout lors d’un café littéraire. Restait à trouver une date, ce qui n’a pas été simple, tellement cet auteur se révèle être aussi un grand voyageur. Je suis heureux de pouvoir enfin vous présenter Gérard Guerrier. Vous allez immédiatement l’adopter et ses livres rejoindront votre table de chevet très prochainement.
Claude Muller

La mémoire des glaces au café sciences du Grésivaudan

Mais quelle mouche a piqué les scientifiques ? Quel peut bien être l’intérêt d’aller forer les glaciers du col du Dôme à 4 300 m d’altitude dans le massif du Mont-Blanc et le glacier Illimani en Bolivie ? Pourquoi aller ensuite stocker ces carottes glaciaire en Antarctique ? N’y a t il déjà pas assez de glace là bas ? Le 42ème café sciences du Grésivaudan vous expliquera que le réchauffement climatique fait peser une menace concrète sur nos glaciers. Leur longueur diminue, leur épaisseur faiblit, la zone d’accumulation de neige rétrécit et malgré quelques efforts pour protéger ce patrimoine mondial, source d’activités touristiques, de services hydrologiques, d’énergie hydroélectrique… le sort de beaucoup d’entre eux est scellé. Or les glaciers renferment en leur sein notre mémoire. Dans ces archives uniques au monde sont préservées une partie de l’histoire du climat et de l’humanité. Les voir fondre, c’est voir disparaître cette mémoire à tout jamais. Devant ce danger, les glaciologues ont entrepris l’idée folle de mettre à l’abri certains d’entre eux pour les générations futures. La glace est le seul matériau capable d’emprisonner dans ses couches annuelles une toute petite fraction de l’atmosphère terrestre mais aussi à peu près tout ce qui s’y trouve, accidents et tests nucléaires, activités solaires, températures, gaz à effet de serre, éruptions volcaniques, pollutions industrielles et domestiques, feux de forêt, bactéries… Toute cette mémoire est enregistrée patiemment au fil des ans dans la stratification des couches annuelles de neige. Ce livre construit page par page est aujourd’hui menacé. Le projet « mémoire de la glace » ambitionne de mettre ce patrimoine naturel en lieu sûr pour les décennies et les siècles à venir, et jusqu’à preuve du contraire, l’antarctique est le congélateur le plus sûr du monde. Il sera, après avoir été le révélateur du fonctionnement de notre climat, le gardien de nos turpitudes. C’est le directeur de recherche du CNRS, Joël Savarino qui viendra nous raconter cette magnifique aventure. Et c’est Anne-Catherine Ohlmann, la Directrice de la Fondation de l’Université Grenoble Alpes, qui viendra nous expliquer dans quelles conditions ces scientifiques ont pu mener à bien leur projet. Ils vous donnent rendez vous le mardi 5 décembre 2017 à 18h 30. C’est à la Médiathèque de Crolles que ce café sciences exceptionnel se déroulera.
Claude Muller

Réparation du Cerveau

En France aujourd’hui, les AVC (Accident Vasculaire Cérébral) représentent la deuxième cause de mortalité et la première cause de handicap. Ils frappent environ 150 000 personnes par an. La majorité de ces accidents neurologiques résultent de l’obstruction d’une artère nourricière du cerveau par un caillot. Le meilleur traitement est une désobstruction en passant par l’artère fémorale. Il nécessite une prise en charge en urgence et une rééducation adaptée. Malgré tout, la majorité des patients conserve souvent des séquelles motrices ou intellectuelles. Depuis les années 2000, un vaste champ de recherche s’est ouvert pour essayer de réparer ces dégâts cérébraux. En injectant des cellules souches directement dans le cerveaux des patients, une équipe américaine a obtenu une amélioration de ces déficits moteurs. Pour Olivier Detante, la thérapie cellulaire pourrait bien devenir une stratégie de choix pour réduire les séquelles des AVC. « Dans les décennies à venir, la médecine régénératrice va amener une révolution dans beaucoup de pathologies chroniques ». C’est ce que ce chercheur en neurosciences nous annoncera au cours de notre prochain rendez-vous le mardi 19 septembre 2017 au Château de la Veyrie à Bernin.
Claude Muller

Un café sciences autour des bactéries, amies et/ou ennemies ?

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Les cafés du Grésivaudan ont maintenant pris leurs habitudes au restaurant du château de la Veyrie et c’est tant mieux. L’accueil y est très sympa et le cadre magnifique. Pour leur 38ème café sciences du Grésivaudan, leurs animateurs ont choisi de se poser une question qui taraude beaucoup d’esprits : « Bactéries, amies et/ou ennemies ? » Pour répondre, ils ont, comme toujours, invité d’éminents spécialistes aux profils très divers. Ils seront trois pour répondre aux questions du public. Tout d’abord, Hans Geiselmann, professeur de biologie à l’Université de Grenoble-Alpes et chercheur dans le laboratoire Interdisciplinaire de Physique. C’est un spécialiste des bactéries non-pathogènes. Elles représentent une vaste majorité des bactéries sur terre. Ensuite, il y aura Jacques Croize. Cet universitaire est pharmacien biologiste des Hôpitaux, Maître de Conférences des Universités et chercheur au Laboratoire de Bactériologie. Enfin, Émeric Leclerc est Ingénieur en traitement des eaux et directeur du site Aquapole. Ces trois scientifiques nous expliqueront comment des diverses souches bactériennes assurent différentes « fonctions » dans la nature. Les bactéries dans des eaux contaminées par les matières fécales sont souvent vecteurs de maladies (choléra, diphtérie,…). Elles constituent l’une des causes de mortalité dans les pays en voie de développement. Grâce à la technologie dites de « boues actives », les bactéries participent à l’épuration des eaux dans les stations d’épuration. Plus récemment, les bactéries sont devenues source d’énergie par la transformation en biogaz, riche en méthane, de la matière organique contenue dans les boues d’épuration.
Le mardi 29 novembre à la Veyrie, les participants à ce café pourront interroger ces scientifiques
et tous se forgeront ainsi une opinion sur ces fameuses bactéries.
Claude Muller